‹ Les phénomènes de la physiqueChapitre 110 sur 249 · APPLICATION DE LA RÉFRACTION · texte numérisé non relu

APPLICATION DE LA RÉFRACTION

Le même double appareil donne aussi les vues polyorami-

(joes : on entend par là des effets de paysage variés, la succès-

sion du jour à la nuit, d'une mer calme à la tempête, etc.

Ch8<jue lanterne est disposée de manière à projeter chaque

double vue au même endroit de Técran. L'une d'elles est d'à—

hard fermée et l'on voit le paysage éclairé parle Soleil ; peu à

[lea la lumière s'affaiblit, le crépuscule aiTive, puis la nuit,

et, insensiblement, la seconde me s'est substituée à la pre-

mière* Les enfants, on peut dire aussi les grandes personnes,

prerment souvent

plaisir à admirer

ce5 tableaux et ces

effets de lumière.

Comme ici c'est

le principe qui

nous intéresse phi-

làt ((ue les détails

des mécanismes

imaginés pour eu

tirer parti, nous

insisterons seulement sur ce point que la chambre noire, les mégascopes, lanternes magiques, phautascopes sont tous basés sur la formation d'images réelles par l'intermédiaire de lentilles convergentes. Tel est aussi le principe du microscope iotaire, non moins intéressant, selon nous, que les instruments décrits plus haut, et certainement plus utile à Tétude et k renseignement des sciences.

Le microscope solaire est destiné a projeter sur un écran rimage considérablement agrandie d'un objet très-petit. C'est un mégascope, dont la disposition particulière permet dobserv'er commodément et de faire voir à un grand nombre de spectateurs limage dont nous parions. Dans ce but, l'objet est plact^ un peu au delà du foyer principal d'un** lentille à court foyer* Le grossissement, d'après ce que nous avons vu, sera d'autant pins considérable que la distance de Tobjet au foyer

Kig. Î30, — Microscope solaire. Vue d*ensembIo.

sera plus petite. Mais alors l'image ira se former à ui tance d'autant plus grande de la lentille ; et plus le gr< ment sera fort, plus la lumière se trouvera éparpillée suite affaiblie ; de là, la nécessité d'éclairer très-vivemei jet, de façon que l'image conserve un éclat suffisant, pourquoi l'on reçoit sur une glace convenablement in soit les rayons du soleil, soit ceux d'une source très-ii comme la lumière électrique. La glace les réfléchit et '. voie sur une lentille à grande ouverture qui les fait con une première fois. Une seconde lentille les concentre foyer, et c'est en ce dernier point que se trouve placé

Fig. 231. — Coupe du microscope solaire.

dont on veut étudier les détails de structure. Les figur et 231 donnent l'ensemble du microscope solaire et s struction interne.

On nomme microscope à gaz celui dans lequel Toi éclairé par la lumière Dinimmond : et microscope phot trique, celui dans lequel c'est la lumière très-vive de l'a taïque qui supplée aux rayons solaires.

Rien n'est plus curieux que de voir, dans les co physique, les images prodigieusement agrandies des organiques des animaux les plus infimes, les infusoires meuvent dans une goutte de colle ou de tout autre liqu fermentation, la décomposition spontanée de l'eau çn gl gazeux d'oxygène et d'hydrogène, la cristallisation de la structure des tissus animaux et végétaux.

Page 1