QU'EST-CE QUE LA LUMIÈRE
lumineux émanés de sources diverses peuvent se croiser dans tous les sens, sans se faire obstacle. Mais il faut supposer à la masse de chacune d elles une valeur si petite que Timagination a de la peine à s'en faire l'idée. J. Herschel fait à ce propos la comparaison suivante : « Si une molécule de lumière, dit-il, pesait un seul grain (0*^065), son ofiet serait égal à celui d'un boulet de canon de plus de l'iO livres (56 kilogr.) animé d'une vitesse de 305 mètres par seconde. Quelle doit donc être cette ténuité, si des milliards de molécules rencontrées par des lentilles ou des miroirs n'ont jamais pu communiquer le moindre mouvement aux appareils les plus délicats imaginés exprès pour ces expériences! » [Traité de la Lumihv, t. I.^ Nous venons de dire que pour expliquer les phénomènes de la réflexion et de la réfraction de la lumière, Newton supposait que chaque molécule est, soit ropoussée, soit attirée par les molécules des corps. L'intensité de ces forces qui s'exercent dans des sphères inOniment petites, est prodigieuse ; on a calculé qu'elles surpassent Tintonsité de la pesanteur à la surface de la Terre au point qu'il faudrait, pour on exi>rimer la valeur en nombres, multiplier cette dernière intensité par un nombre* formé du chifl're 2 suivi de i i /.éros.
Dans la théorie aujourd'hui adoptée, celle des ondulations, nous allons trouver des nombres qui no le cèdent guère aux précédents : ce n'est donc pas la difficulté de les concevoir qui lui a fait donner la préférence sur celle de l'émission.
C'est à lluygens qu'est due la première exposition rigoureuse de cette théorie, qui a compté parmi ses partisans, dans les siècles derniers, les Hooke, les Euler, et parmi ceux qui l'ont développée et perfectionnée dans le siècle actuel, les Young, les Fresnel. Essayons de résumer la théorie des ondulations dans ses éléments essentiels :
L'hypothèse de l'émission exige que les espaces célestes interplanétaires soient vidos de matière, pour livrer un libre passage au mouvement des molécules lumineuses: ou plutôt.
ces espaces ne doivent contenir de matière que ces molécules elles-mêmes* Au contraire, dans liiyfiothèse des ondulations, les mêmes espaces sont remplis par un fluide extrêmement subtil et éminemment élastique, qu'on nomme éther. Ce milieu pénètre en outre tous les corps, et se trouve répandu dans tous les intervalles que comprennent leurs molécules.
Les corps lumineux sont ceux dont les molécules, en élat continuel de vibration, communiquent leur ébranlement intime à Féther qui, à son tour, propage de proche en proche et dans toutes les directions le même mouvement vibratoire, avec la vitesse uniforme de 298 000 kilomètres par seconde, La vitesse de propagation des ondes lumineuses est la même pour tous les rayons de luniiùre, quelle que soit leur intensité ou leur couleur. Elle est uniforme et constante dans un milieu homogène; mais elle varie en passant d'un milieu dans un autre; et comme il est admis qu'elle dépend du rapport qui existe entre Félasticité de l'éther et sa densité, il faut en conclure que ce rapport change lui-même dans les différents mi* lieux, ce qui revient à dire que la disposition des molécules de Téther n'est pas la même dans les milieux interplanétaires que dans les corps pondérables, et que dans ceux-ci, lîlle varie avec la nature des substances et leur densité*
Essayons de donner une idée plus nette des vibrations de l'éther.
Chaque molécule d*une source lumineuse exécute une série de vibrations très-rapides, c'est-à-dire de mouvements de vaet-vient autour d'une position d'équilibre. Ces vibrations se communiquent à Féther, dont les diverses molécules effectuent des mouvements de va-et-vient semblables à ceux de la source, et se communiquant sphériquement de proche en proche. Pendant le temps qu'une molécule d'éther met à faire une oscillation complète autour de sa j^osition d'érjuilibre, son mouvement se communique, dans le sens de la propagation de la lumière, à une file de molécules dont la plus éloignée est à une certaine distance de la première ; c'est cette distance
ces espaces ne doivent contenir de matière que ces moléci elles-mêmes. Au contraire, dans l'hypothèse des ondulati< les mêmes espaces sont remplis par un fluide extrêmem subtil et éminemment élastique, qu'on nomme étJier. Ce mL pénètre en outre tous les corps, et se trouve répandu dans t les intervalles que comprennent leurs molécules.
Les corps lumineux sont ceux dont les molécules, en • continuel de vibration, communiquent leur ébranlement lime à l'éther qui, à son tour, propage de proche en proch dans toutes les directions le même mouvement vibratoire, a la vitesse uniforme de 298 000 kilomètres par seconde, vitesse de propagation des ondes lumineuses est la même p tous les rayons de lumière, quelle que soit leur intensité leur couleur. Elle est uniforme et constante dans un mi homogène; mais elle varie en passant d'un milieu daa autre; et comme il est admis qu'elle dépend du rapport existe entre l'élasticité de l'éther et sa densité, il faut en < dure que ce rapport change lui-même dans les différents lieux, ce qui revient à dire que la disposition des moléc de l'éther n'est pas la même dans les milieux interplanéti que dans les corps pondérables, et que dans ceux-ci, varie avec la nature des substances et leur densité.
Essayons de donner une idée plus nette des vibratior l'éther.
Chaque molécule d'une source lumineuse exécute une de vibrations très-rapides, c'est-à-dire de mouvements d< et- vient autour d'une position d'équilibre. Ces vibratio] communiquent à l'éther, dont les diverses molécules e tuent des mouvements de va-et-vient semblables à ceu la source, et se communiquant sphériquement de procl proche. Pendant le temps qu'une molécule d'éther met à une oscillation complète autour de sa position d'équilibre mouvement se communique, dans le sens de la propag de la lumière, à une file de molécules dont la plus éloigne à une certaine distance de la première : c'est cette dis