QUEST-CE QUE LA LUMIÈRE
qu'on nomme la longueur dondcj et Vonde lumineuse n'est autre chose que la série des mouvements qui s'effectuent dans cet intervalle pendant la durée d'une oscillation complète d une molécule d'éther. Comme le même ébranlement qui a pour origine un point de la source de lumière se propage ainsi dans Téther qui remplit l'espace, avec une vitesse uniforme, il eu résulte que tous les points de la surface d'une sphère quelconque ayant le point lumineux pour centre, se trouvent au même instant dans la même phase du mouvement vibratoire. C'est l'ensemble des points d'une quelconque de ces surfaces sphériques, qu'on nomme la surface de Vonde. Dans certains milieux, la surface de l'onde peut être ellipsoïdale.
Les ondes lumineuses ont donc avec les ondes sonores une grande analogie : comme celles-ci, elles sont isochrones: comme celles-ci, elles se meuvent avec une vitesse uniforme : comme celles-ci, elles consistent en des mouvements alternatifs d'un milieu élastique autour d'une position d'équilibre seulement tandis que le véhicule du son est un milieu tangible, l'air ou tout autre corps gazeux, liquide ou solide, le véhicule de la lumière est une substance sinon impondérable, du moins intangible. L'onde sonore se propage dans l'air en parcourant en ligne droite 331'° par seconde; l'onde lumineuse franchit dans le même temps 298 000 000". Enfin, tandis que la longueur d'ondulation varie, pour les sons perceptiblesy entre 5 millimètres environ et 10 mètres, la longueur maximum d une ondulation de l'éther n'atteint pas la millième partie d'un millimètre. Mais entre ces deux modes de mouTements vibratoires il existe, comme l'a démontré Fresnel, une différence capitale : tandis que les vibrations sonores s'effectuent dans le sens même de leur propagation, les vibrations lumineuses ont lieu dans un sens perpendiculaire à la direction du mouvement, c'est-à-dire parallèle à la surface des ondes. On a quelque peine à se figurer des vibrations s'elTectuant perpendiculairement à In direction à leur propagation. Une comparaison va faire comprendre ce genre de mouvement.
Quand ou preml le bout d'une corde très-longue posée e ligne droite sur le sol, et qu'on lui imprime une secousse dai le sens vertical, il en résulte une série d'ondulations qui s propagent jusqu'à l'autre extrémité, et qui toutes s'eflTectuei dans une direction perpendiculaire à celle de la corde. Ce de la même façon qu'on voit se succéder, à la surface à l'eau, les ondulations que déterminent le jet d'une pierre o de tout autre corps pesant dans le liquide. Il y a entre ces dei phénomènes et le mouvement de l'étUer une ressemblance i plus : c'est que la propagation des ondes a lieu, sans qu'il y i pour cela transport des molécules qui les subissent*
Nous verrons bientôt comment on a pu mesurer direct ment les longueurs d'onde des vibrations lumineuses, et coi ment on a reconnu que ces longueurs varient d'une coule à l'autre. Elles sont, comme le montre le tableau suivai excessivement petites, leur valeur moyenne ne dépassant guc la moitié d'un millième de millimètre. Une fois ces longuei d'onde connues, un calcul facile permet de calculer nombre des vibrations qu'exécute l'éther en une second quand il propage les diverses couleurs du spectre. La 1 mière parcourant en effet, en une seconde, un intervalle 298 000 kilomètres, il sufBt de diviser ce dernier noml par chaque longueur d'ondulation, pour trouver combien i seconde comprend de ces vibrations. Voici les résultats tr< vés pour les sept principales couleurs du spectre solaire :
Longueur d'ondes Nombre de vibrations
en millionièmes de millimètres. par seconde.
Rouge moyen. 620 514000000000 000
Orangé Id, 583 557 000000 000000
Jaune Id. 551 548000000000000
Vert Id. 512 621000000000000
Bleu Id. 475 670000000 000000
Indigo Id. 449 709 000000 000000
Violet Id. 423 752000000000000
Telles sont, en résumé, les deux théories proposées f rendre compte des phénomènes lumineux. Toutes deux es