QU'EST-CE QUE LA LUMIÈRE
quaient avec une égale facilité la réflexion et la réfraction de Ja lumière; mais, tandis que le système de l'émission exige que la vitesse de propagation soit plus rapide dans les milieux les plus réfringents, celle des ondulations au contraire suppose que cette vitesse est d'autant moindre, que le milieu est doué d'un pouvoir réfringent plus considérable. 11 s'agissait donc, pour prononcer entre elles, de déterminer par l'expérience, quel est le rapport de la vitesse de la lumière dans les différents milieux, de résoudre, par exemple, la question suivante : La lumière se propage-t-elle dans l'air plus ou moins rapidement que dans l'eau ?
Or, cç problème important a reçu une solution décisive dans ces dernières années. M. Foucault et M. Fizeau, chacun de leur côté, et par des procédés fort ingénieux, dont le principe avait été employé d'abord par Wheatstone à la mesure de la vitesse de l'électricité ', sont parvenus à prouver que la lumière se propage avec moins de rapidité dans l'eau que dans Taîr, comme l'exige la théorie des ondulations.
D'autres phénomènes que nous allons décrire maintenant sont également favorables à cette dernière théorie, tandis qu'ils ne trouvent dans le système de l'émission aucune explication satisfaisante. Il n'est donc pas douteux que la préférence ne doive être donnée à la théorie qui fait de la lumière, non pas une substance particulière projetée dans le vide par les corps lumineux, mais un mouvement vibratoire se propageant dans un milieu qui remplit tout l'espace, aussi bien ce qu'on est convenu d'appeler le vide interplanétaire que les interstices des molécules des corps pondérables.
1. Ccst F. Arago qui eut le premier TiJêe de se ser\ir de la méthode du niroir tournant de Wheatstone, pour comparer les vitesses de la lumière dans . difierents milieux.