LIQUÉFACTION DES GAZ
lique lie la vapeur d'caii a cetlc teniprrature. La vapeur ainsi fornii'e s^accumule au-dessus de la surface du liquide, et, par sa pression croissante, finit par arrêter rébullitiou. Si alors on refroidit le récipient à l'aide de linges mouillés^ rabaissement de température condense une partie de la vapeur dont la pression diminue, et rébulHtion recommence.
On peut faire rexpérlence sans avoir recours à la machine pneumatique. L'eau, eontenue dans un ballon à long col, est d'abord soumise a une ébullilion assez prolongée, pour que Taîr soit chassé par la vapeur, qui se forme.
On bouche le flacon, on le relire du feu, et pour éviter la rentrée de lair, on plonge Ij'M 1 1 1
le col dans Feau (Og. 301).
La vapeur qui reste au-des- »us du liquide a une tension >assez forte pour faire obstacle à lebullition ; mais si Ton re- Fig. 30i. — Êbuihaoa de Vem à me lempé-
^ ,-. ^ , ,, ^ mure înférieun) à lOC.
fraidil le ballon en y veinant
de Teau froide, ou en mettant en contact avec son sommet des morceaux de glace, la vapeur se condense et Tébullition recommence. 11 semble ainsi qu'on fasse bouillir de l'eau en la refroidissant.
Pour bien comprendre les conditions dans lesquelles a lieu le dernier changement d'état qui nous reste à étudier, la liquéfaction des gaz, il est indispensable de connaître les lois de la formation des vapeurs dans le vide, lois dont la démonstration expérimentale est due au physicien Dalton, Voici «juelles sont ces lois.
Si Ton introduit dans le vide liarométrique un certain volume d'un liquide quelconque, un centimètre cube d^alcool, je
suppose, aussitôt on voit le niveau du mercure se déprimer et s'arrêter à un point h^ dont la distance au niveau a d'un baromètre qui plonge dans la même cuvette que le premier tube, mesure la tension ou la force élastique de la vapeur formée.
Par là, nous voyons déjà que, dans le vide , les liquides se réduisent spontanément en vapeur.
Fig. 302. — Êvaporation spontanée d'un liquide dans le vide barométrique. Première loi de Dalton.
Fig. 303. — Invariabilité de la tension maximum d'une même vapeur à la même température. Seconde loi de Dalton.
Supposons qu'une petite couche de liquide ait surnagé sur le mercure. Si Ton soulève alors le tube , sans que sa partie inférieure cesse de plonger dans la cuvette, on remarque que le niveau reste en h^ à la même hauteur qu'auparavant. Mais la couche liquide d'alcool diminue d'épaisseur, à mesure qu'augmente l'espace qu'occupe la vapeur. Une nouvelle quantité de vapeur s'est donc formée • sans que sa tension ait