‹ Les phénomènes de la physiqueChapitre 19 sur 249 · LIVRE · texte numérisé non relu

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son arête horizontale sur un plan dur et poli (fig. 15). Tels sont les pendules dont les oscillations donnent le mouvement aux rouages des horloges.

g ■ H Dans un pareil système, ce qu'on entend

J par la longueur du pendule n'est pas la

distance du point de suspension à l'extrémité inférieure de la boule pesante ; mais, à peu de chose près , la distance entre ce point et le centre do ligure de la boule, quand la tige du pendule est déliée et que la boule est une sphère de métal trèsdense, par exemple une sphère de platine. Ce dernier point prend alors le nom de centre (T oscillation. Voici la raison de cette distinction fondamentale :

Dans le pendule simple, un seul point est matériel. Dans le pendule composé, il y en a une infinité, soit dans la tige, soit dans la boule métallique. C'est comme si Ton avait une suite de pendules simples de longueurs différentes, et assujettis à exécuter d'ensemble toutes leurs oscillations. S'ils étaient libres, les durées des oscillations varieraient de l'un à l'autre, d'après la loi qui lie les longueurs à ces durées. Mais comme ils sont liés ensemble, le mouvement de chaque molécule se trouve accéléré pour les lopins éloignées, ralenti pour les plus voisines du point de suspension. Entre les unes et les autres, il en est donc, dont les durées d'oscillations sont précisément celles d'un pendule simple d'égale longueur. Le calcul apprend à trouver la position de ces molécules, c'est-à-dire le poini que nous venons d'appeler centre d'oscillation.

Fig. 15. — Pendule composé.

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