LA BOUTEILLE DE LEYDE
létal naturel. Aussi, quand on rétablit la communication de A avec la machine électrique, une nouvelle quantité d'électricité positive passera sur A, el la ecndensatîon augmentera encore (fig, 382)» La même série d'opérations continuée à plusieurs reprises, amènera une condensation maximum sur Tun el l'autre plateau.
Il est bien aisé de voir maintenant que le condensateur d'.'EpiBus et la bouteille de Leyde ne diffèrent que par la forme, et que les phénomènes, dont on peut observer la succession dans Tun, se passent de la même façon dans Tautre,
Maintenant, quel est le rôle du disque de verre? La théorie cl Texpérience montrent qu'une lame de toute autre substance isolante, une lame d'aîr, par exemple, interposée entre les conducteurs, donnerait lieu aux mêmes phénomènes ; mais Tair offrant une résistance bien plus faible que le verre aux tensions opposées des électricités contraires, accumulées sur les faces en regard des conducteurs, on n'obtiendrait qn*une faible condensation* De là, la nécessité d'interposer un corps plus résistant, comme le verre ou la résine.
n y a plus : d'après les expériences f g. 383* - Bouteille de nombreuses de Faraday et de Matteucci, il LeyJ^ ^ '^^^"^«^ «>^ est prouvé que les deux charges positive el négative ne sont pas seulement accumulées sur les surfaces en contact du verre et des armatures des condensateurs. Les électricités pénètrent dans le verre à une certaine profondeur. On met ce fait en évidence avec une bouteille de Leyde à armatures mobiles, formées de trois parties telles que les représente la figure 383. Après avoir chargé la bouteille assemblée, on la pose sur un isolant ; on enlève la garniture intérieure arec un crochet de verre, puis le bocal en verre, et Ton reconnaît qu'il y a très-peu d'électricité sur les armatures» tandis
que le bocal est fortement électrîsé. Du reste, après avoir déchargé les deux garnitures, si on les remet en place, la bouteille fournit une étincelle aussi vive que si des décharges partielles n'avaient pas eu lieu.
La pénétration de l'électricité à une certaine profondeur dans le corps isolant des condensateurs explique fort bien, comme on voit, les décharges secondaires de la bouteille de Leyde. Elle montre, en outre, que les armatures métalliques ont aussi pour rôle de mettre en communication facile les divers points du verre, et l'on comprend que, grâce à leur conductibilité, la décharge se fasse instantanément avec toute son énergie.
§ II. EXPÉRIENCES FAITES A l'aIDE DE LrV BOUTEILLE DE LEYDE ET DES BATTERIES ÉLECTRIQUES.
Décrivons maintenant quelques expériences curieuses, aisées à faire avec ce condensateur.
Fig. 384. —^Décharge iDstantanée d*une bouteille de Leyde, à Taide de Tezcitateur.
La décharge d'une bouteille de Leyde peut se faire instantanément ou graduellement, sans que l'expérimentateur ait à redouter de com motion •