LA PILE
de la recomposition , et le courant est continu. Du reste, les phénomènes produits dans les deux circonstances ont une trèsgrande analogie, et les différences qu'ils présentent proviennent surtout de ce que, dans le premier cas, les électricités qui se combinent sont à une tension trés-élevée, tandis que, dans le second cas, elles gagnent en continuité ce qu'elles perdent en intensité. Aussi préfère-t-on aujourd'hui substituer aux dénominations que nous venons de rappeler, cell*; iVr/rrfrin'tr il haute tension, donn^^c parla macbine électrique ordinaire; et celle d'électricité à basse tension j qui caractérise Télectricité de la pile.
La pile de Volta a reçu des formes très-diverses, imaginées dans le but den rendre l'emploi plus commode et surtout d'en accroître l'énergie. Dans la pile à colonne primitive, celte énergie était diminuée par récoulement du liquide que le pr)ids des éléments faisait suinter à l'extérieur, et qui produisait des courants »>xtérieurs s#.'Condain*<. aux déprusdu courant principal. Mais dans toutes celles ijur nous allons rnumén*r, le principal est le même que celui de la pile de Volta.
La pile it ange, inventée par ilvn\k<Ufiuk. ^-sl form»'e d** plaques soudées de zinc ^t dr cuivre , rangées paralb.'b'Uient dans une caîss*.* ou aug»* en bois. !>• «'déments, isoléj^ par un mastic de résin»- . sont séparés par des compartinu-nts qu'on remplit d't^au acidulé».', quand on veut fain* fon< tionrit-r la pile. Par cette disj^isition. b:s courants s^-condaire- u*- j^-uvcnt plus se produire.
Imaginez une série de ta-*e* ou de v#-rres nmpli* d'*'au acidulée. Une lame recourbé*- d'-ux foi», formé*- d'un c-'ité d*r cuivre, dr lautre r.ôté de zinc, plonge par chacune d»- *-*-• extrémit'^'S dan- le liquiile de de:;x M-nf* •on-^-tutiN. d*- ^'/if«que. dans chacun de ceux-^:i. v; trouv*- a la foi- un- IhUir dr cuivre *-t une Urne d»- zinc. Kn réuni**ant p^r d»ux fit* métalliqaes ou ré«>pbore*. le^ deux lani'-*. cuivre *t zjf:c. de* vases extrêrïie*. on a U pile a ti*vr«, învent>:e par VoIt%. et
PILES A COURANT GOiNSTANT, 6^3
OU abaisser à volonté et à la fois tous les élémeals. Des bocaux remplis d'eau acidulée soûl disposés au-dessous de chaque élémeot; il suttit donc d'abaisser la traverse puur Taire fonctïouner la pile (llg. 105). Les avautagos de la pile do Wollaston sont, outre la facilité de manœuvre, la grande étendue de la surface du zinc qui se trouve en contact avec Tacide.
Nous citerons encore les piles de Munclu% d'Œrstedt, et la
Fig. 406. — Pile en hélice*
pile en hélice, dont le physicien flare est rînvenlenr; cette dernière pile olTre une très-grande surface sous uu petit volume. Elle est formée de deux bandes longues et larges, de cuivre et de zinc^ qui s'enroulent à la fois autour d'un cylindre de bois; mais deux spires consécutives des deux métaux sont toujours isolées par des baguettes de bois ou des morceaux de drap. Le tout est plongé dans un seau plein d'eau acidulée, quand ou veut faire fonctionner la pile (fig. i06).
S IlL PU.KS A COURANT CONSTANT.
Dans toutes les piles qu'on vient de décrire, le courant électrique est variable* A Torigme, son intensité est aussi
grande que possible ; mais des causes diverses tendent à en diminuer progressivement Veiiergie. Sous rinfluence du courant, Teau se décompose partiellement; l'hydrogène, Tun des deux gaz qui la composent , se dégage sur le zinc aussi bien que sur le cuivre, et forme à la surface du métal une couche gazeuse adhérente qui diminue Taction chimique. Il se forme, en outre, des courants partiels absorbant une portion plus ou moins grande de Félectricité dégagée, et affaiblissant, dès lors,
Fig. 4U7* — Couple de la pile de DauielL
le courant interpolaire. Enfin comme, par le fait môme des réactions chimiques, il y a combinaison de l'oxyde de zinc avec Tacide sulfurique, produisant un sel, le sulfate de zinc, il est bien évident que le liquide s'appauvrit en acide de plus en plus. On s'est donc cflorcé de rendre constants les courants des piles en modifiant la construction des simples électromoteurs. De là, les [liles h courant constant, qui se distinguent des piles à courant variable, principalement par la disposition qui met chaque élément du couple en contact avec un liquide particulier, de façon à empêcher la formation de dépots hétérogènes sur chacun d'eux.
PILES A GOUHANT CONSTANT.
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Bornons-nous à décrire les couples les plus usités, ceux de Daiiiell et de Bunseu.
Le couple électromoteur de la pile de Daniell esl représenté dans la figure 407. Il est formé de deux vases, Tun extérieur, en verre ou eu faïence, l'autre placé dans le premier, en terre poreuse. Entre les deux vases, on verse de Teau acidulée (acide sulfurii[ue),et dans le vase poreux une dissolution de sulfate de cuivre. Dans le premier ruiuide, on plonge une
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Fig. 408, — Couple de la pil« do Bunsen.
large lame de xiiic amalgamé, de forme cylindrique, et dans Taulre un cylindre de cuivre. Voici comment a lieu le dégagement des deux éleclrîcités sur le cuivre et le zinc :
L'eau est décomposée; son oxygène attaque le zinc, et il se forme de Toxyde de zinc, qui se conibiiie avec Tacide sulforique du liquide du vase extérieur : le zinc prend une tension électrique ru'gativc. L'hydrogéné de leau, traversant le vase poreux, attaque le sulfate de cuivre dont Toxyde se décompose; du cuivre se précipite à l*état métallique sur le cylindre du même métal, qui prend une tension électrique /^rWnw. Chaque réaction engendre un courant, le premier du zinc uTacide, le
LIVIIK V. — UELECTRIGITE.
second du cuivre à la solution qui Teutoure, La force clectromotrice du couple de Daiiîeli est la résultante de ces deux forces opposées. Le courant final n'a pas une grande énergie, mais il reste seosiblement constant, si l'on a soin de déposer des cristaux de sulfate de cuivre à riiitérieur du vase poreux^ Le zinc et le cuivre conservent leur surfaces intactes, sans aucun dépôt de matières étrangères.
Le couple de Bumen est disposé comme celui de DanielL Seulement, le cylindre de cuivre est remplacé par un cylindre
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Fig. 4<19. — Pile formée da cinq élément Buosdd.
de charbon de cornue, et la solution de sulfate de cuivre par de Taeide azotique étendu. Le couple de Bunsen est préférable au couple de Daniell au point de vue de rénergie du courant, mais il lui est inférieur au point de vue de la constance.
Eu réunissaut plusieurs couples semblables par leurs pôles opposés, on forme des piles de Daniell ou de Bunsen, d*mt rénergie est proportionnelle au nombre des éléments ainsi réunis. Le pôle négatif se trouve dans les deux piles sur le zinc du dernier élément» et le pôle positif sur le dernier cuivre dans la pile de Daniell, ou sur le deruier charbon dans la pile de Bunsen j comme le montre la figure 409.
S IV. EFFETS riïYSlQUKS, CiUMIQUES ET riIYSÏOLOGJQUES DES PILES.
Maintenant, nous allons décrire quelques-uns des plus remarquables parmi les phénomènes auxquels donne Heu lapro-