PHÉNOMÈNES D'INDUCTION
pales expérieuces à l'aide desquelles on constate cette nouvelle série de phénomènes; après quoi, nous décrirons les remarquables appareils dont la construction est basée sur les principes de l'induction, et qui servent aujourd'hui à produire l'électricité avec une puissance extraordinaire.
Pour obtenir des courants induits un peu intenses, il faut donner aux fils parallèles une longueur considérable. On évite l'inconvénient qui en résulte , en enroulant chacun des fils recouverts de soie autour d'un cylindre creux, de carton ou de bois. On a alors ce qu'on nomme une bobine. Les deux extrémités du fil viennent aboutir à deux boutons métalliques fixés sur l'une des bases du cylindre, et qui servent à mettre l'hélice en communication, soit avec les deux réophores d'une pile, soit avec un galvanomètre.
Prenons deux bobines, l'une d'un plus grand diamètre que l'autre , de façon que la plus petite pui?se pénétrer dans la cavité cylindrique de la plus grande. Celle-ci est en commucation avec un galvanomètre, ce sera la bobine induite ;Veiuirey la bobine inductrice^ une fois introduite dans la première, est mise en communication avec les pôles d un élément Bunsen. Dès que le courant est fermé, on voit l'aiguille du galvanomètre indiquer par sa déviation, qu'un courant induit inverse a traversé les spires de la première bobine ; mais l'aiguille rétrograde aussitôt, revient au zéro après quelques oscillations, et y reste tant que le courant existe. Si alors on rompt le circuit inducteur, l'aiguille dévie en sens inverse, indiquant par conséquent la naissance d'un courant induit direct. Puis elle revient de nouveau au zéro, et y persiste, tant que le courant est rompu.
On peut faire la même expérience d'une autre façon.
Supposons qu'on ait enroulé sur une même bobine deux fils de cuivre, isolés l'un de l'autre par la soie dont ils sont entourés tous deux(fig. 430). L'un communique par ses extrémités avec un galvanomètre G ; Tautre à l'élément P d'une pile Bunsen. Le courant qui le parcourt peut être à volonté inter-
roiupu ou rétabli en enlevant les portions du fil qui plongenl dans les godets g et g pleins de mercure. Il est doue aisé de constater, en observant le sens de la déviation du gai van o-
Fig. 430* — Induction par mi courant.
mètre, la naissance des courants induits, direct et inverse, ai moment où le courant inducteur ilnit ou comoieuee.
Que démontre cette première expérience? Que tout courant
Fig* 431. — Inductiûû par rapproche d'un courant.
voltîiïquc développe, dans un III conducteur voisin, à Tinstant où il commence, un courant inverse; au moment où il Huit, uo courant direct; euDu que son action inductrice est nulle, pendant tout le temps de la durée du courant inducteur.
Maintenant, supposons la bobine inductrice en relation avec la pile, et le circuit fermé, avant d approcher les deux bobines