LOIS DES PHÉNOMÈNES D'INDUCTION
l'une de l'autre, comme le montre la figure i3 i . Si alors on approche brusquement la bobine inductrice de la bobine induite, un courant inverse naît dans celle-ci, comme l'indique la déviation de Taiguille du galvanomètre. Aussitôt, ce courant cesse: mais si on éloigne alors la bobine inductrice, un courant induit direct se développe, et cesse immédiatement comme le premier. En un mot, les choses se passent comme dans la première expérience.
Enfin supposons maintenant que, dans l'inter^^alle qui sépare la production des deux courants induits opposés, on vienne à accroître l'intensité du courant inducteur; à l'instant même où a lieu cet accroissement, l'aiguille du galvanomètre, qui était revenue au zéro, dévie et indique la naissance d'un courant induit inverse. Si l'intensité du courant vient, au contraire, à diminuer, il se produit un courant direct dans la bobine induite.
On peut donc résumer de la façon suivante les phénomènes d'induction par un courant :
Un courant voltaïque développe par influence ou induction, dans un fil conducteur voisin, un courant de sens opposé au sien, c'est-à-dire un courant induit inverse^ toutes les fois :
1* Qu'il commeuce;
2" Qu'il s'approche ;
3** Qu'il augmente d'intensité.
Le même courant produit un courant induit direct, ou de même sens que le sien, toutes les fois :
!• Qu'il finit;
2"* Qu'il s'éloigne ;
3» Qu'il diminue d'intensité.
Nous allons voir maintenant les mêmes phénomènes se produire avec les courants magnétiques, c'est-à-dire avec les aimants, et la théorie d'Ampère recevoir ainsi des expériences de l'illustre Faraday une confirmation nouvelle.
Reprenons une bobine dont riiélice ait ses extrémités en communication avec un galvanomètre. Plaçons un aimant dans
Fjg. 432. — Induction par un aimant.
Taxe ibi cylindre ; et approelioiis vivement Tua de ses pnles de la bobiDc ; Faiguille du galvanomètre est aussitôt déviée,
puis elle retourne à xéro. Le sens de lo déviation indique un courant opposé à celui qui, d'après la théorie d'Ampère, représente raction du pôle voisin de la bobine. Dailleurs, le courant induit cesse aussitôt, et rien ne se manifeste plus, tant que Taimant reste en présence {fig. 432)» Viont-on à renlever subitement^ Taiguille du galvanomètre dévie en sens contraire^ puis retourne au zéro après quelques oscillations. Elle a donc accusé la naissance d'un courant induit direct.
Avant d approcher Faimant, supposons qu'on ait introduit dans la bobine un cylindre de fer doux (fig. 433). Si maintenant on approche, en le faisant mouvoir selon Taxe du cylindre, un des pôles de Taimant, il y aura induction et production tFun courant inverse pour une double raison : d'abord la présence de Faimant suffit à produire le courant induit; de plus, le fer doux est lui-même aimanté par influence et il réagit sur Fhélice de la bobine. Ce qui le prouve^ c'est que la déviation de Faiguille du galvanomètre est plus forte que dans Fexpérience précédente* La même remarque s'applique au courant induit direct, que Féloignemeut rapide de Faimant développe dans la bobine* Enfin, si Fon fait varier la distance de Faimant au fer douxj Faimantation de ce dernier augmente ou diminue, cl Fon constate la naissance de courants induits opposés, dans ces deux circonstances.
En résumé, il y a induction d'un (il conducteur par un aimant et production d'un courant induit inverse, toutes les fois :
r Que le pôle magnétique s'approche ;
2^ Qu'il s établit;
3*» Que son intensité augmente.
MACHINES D^INDUGTION.
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Il y a^ au eontraire, production d'un courant induit direct:
r Si le pôle magnétique s'éloigne;
2' S'il est détruit;
3" Si son intensité diminue.
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Fig. 433. — Induction par la aamance ou la diâparUton d'un pôle magnétique.
La puissance maf^nétique du globe terrestre développe des i courants d'induction comme les aimants; enfin, il eu est de 'mêmCj nous lavons déjà dit^ des décharges dYdectricité statiques.
S VL MACIUNES d'iNDUCTIO?*.
Les courants d*induction se distinguent des courants ordinaires produits à Taide de la pile seule, par leur tension, beaucoup plus considérable que celle du courant inducteur. Aussi, ïes a-t-on utilisés pour construire des appareils électromoteurs dune graode puissance. Nous nous bornerons à décrire la rjnacbine de Clarke et la bobine dont 1 invention première est 'duc à M. Masson, mais qui, ayant reçu de M, Hubmkorir des perfectionnements importants, porte aujourd hui le nom de ce célèbre constructeur.
La machine de Clarke est représentée dans la figure 434.
Un fort aimaDt A B, composé de plusieurs plaques en forme de for achevai, est solidement fixe à une pièce de bois vorficale, de manière à présenter ses deux pôles en face de deux bobines, munies chacune d'un cylindre de fer doux. Les deux noyaux de fer doux sont reliés, du cuté de Faimaut, par une plaque de cuivre, et, du coté opposé, par une plaque de fer 1 1\
Fîg. k'Sk* — Maeliine magnéto-électriquQ de Cl&rke.
Les deux bobines ainsi disposées ne sont autre chose^ comme on voit, qu'un électro-aimant: elles peuvent d ailleurs tourner ensemble autour d'un axe horizontal y, qui passe entre les branches de Faimantj et va s*engrener derrière la planche verticale avec une chaîne sans fin et une roue à manivelle. Quand on met la machine en mouvement, les deux bobines tournent autour de leur axe commun. Chacune d'elles se présente, à chaque révolution^ en face de Tnn et de Tautre pôle de l'aimant fixe A B; comme les fils, dont leurs hélices sont formés, sont enroulés en sens contraire, l'une dVdles est