ARC VOLTAÏQUE
canférence sur rapplicatioo de T électricité à T éclairage des phares j faîte par lui à la Société (T Encouragement pour l'inclus trie nationale :
<i Pour examiner directement ce qui se passe daos Tare voltaique, il faudrait de grandes précautions afin de mettre
Pig* 444. — àrc voUaîque. Cônes do charboa.
èrgane de la rue en garde contre Tîntensîté considérable de la lumière; mais cette même intensité va nous permettre de faire jouir toute l'assemblée des plus petits détails de la surface des charbons. Il suffit d'interposer entre eux et cet écran une lentille d'un foyer ounvenable : vous apercevez rimage des charbons agrandie une centaine de fols; cette pro*
jection vous permet de juger, sans fatigue, de Tensemble du phénomène. Voici des charbons entre lesquels passe le courant continu d'une pile de Bunsen : vous voyez l'un des charbons changer de forme plus vite que l'autre; celui qui s'use le plus est le charbon positif, c'est lui qui communique avec le côté charbon de la pile ; s'il est moins pointu que l'autre, c'est bien qu'il perd de la matière tandis que Tautre en gagne; nous pouvons, en effet, intervertir le sens du courant, vous voyez le charbon qui tout à l'heure était le moins pointu s'effiler, tandis que l'autre s'épointe; d'ailleurs de temps en temps quelques parcelles plus grosses se détachent, traversent l'espace sous forme de petites masses incandescentes et indiquent bien le sens du transport. Vous voyez de pe t its globules bouillonner çà et là à la surface des charbons, ce sont des globules de silice fondue ; vous remarquerez que ces globules n'apparaissent pas aux points où la température est la plus élevée, ils sont volatilisés avant que l'usure des charbons les ait atteints. Nous voici dans une veine très-impure, une quantité trop considérable de ces globules de silice se montre; l'éclat do l'arc faiblit ; si l'on souffle légèrement en travers des charbons, le courant d'air incline la flamme et nous en montre le développement. Nous atteignons maintenant une partie où la pureté paraît ne rien laisser à désirer. Vous voyez comme l'arc est tranquille, la marche régulière, les surfaces nettement terminées. Vous apercevez la douce lumière bleuâtre de l'arc contrastant avec le blanc éclatant de certaines parties des charbons ; l'arc proprement dit forme une sorte de cône tronqué renflé dans sa partie moyenne, dont les deux bases sont sur les charbons; ces deux bases sont les parties les plus éclairantes, c'est sur elles que la température est la plus élevée, c'est là que viennent frapper les molécules transportées par le courant, d
Quand on fait traverser aux cour^ts d'induction un espace rempli de vapeurs ou de gaz très-raréfiés, les effets lumineux offrent des caractères particuliers d'un haut intérêt.
LUMIÈRE ELECTRIQUE STRATIFIEE.
Si Tou raréfie Fair contenu dans r*eiif électrique, à uae pression de deux ou trois luillinièlres, et si l'on met les boules intérieures eu commuuieatioo avec les pôles d'une boliiue de Ruhmkortrj on voit aussitôt une nirignilique gerbe lumineuse, d*uu beau rouge, jaillir de la boule positive, taudis que la boule et la tige négatives sont enveloppées d'une couche de lumière, d'un puurprc bleuiUre. Qu'on reuvci^se le sens du courant h
Fi^'.4iâ. — Gerbe lutuiULU^e dausTairruréfté. Fi^'. V46. — Lutaièft»sir4l li<ie Uaus un gïiï
Taide du coramutateurj aussitôt on voit les deux lumières s'intervertir; la gerbe part alors Je la boule inférieure, tandis que Tauréole violette enveloppe la boule supérieure.
Si, avant de raréfier Tair, on a introduit des vapeurs de plusieurs substances, par exemple d'alcool, de phosphore, d'essence de térébenthine^ la gerbe lumineuse prend un aspect particulier qui a été découvert presque en môme temps par MM. Ruhnikortr, Grove et Quet, La lumière rouge de la
gerbe se trouve interrompue transversalement par des bandes obscures, très-serrées, de sorte qu'elle est alternativement formée par des strates obscures, et par des strates brillantes. A partir du milieu de la gerbe, où les strates sont rectilignes, elles se courbent en deux sens opposés, de manière à regarder chacune des boules par leur concavité. C'est à ce phénomène qu'on donne le nom de stratification de la lumière électrique.
On a depuis donné diverses formes aux vases qui contiennent les vapeurs raréfiées , propres à la production de la lumière électrique stratifiée. La planche X , dont les divers dessins ont été dessinés d'après nature, reproduit quelquesunes des expériences les plus curieuses de ce genre, faites dans les tubes connus sous le nom de tubes de Geissler. La beauté de ces effets lumineux est encore rehaussée par les phénomènes de phosphorescence que la lumière électrique produit dans le verre d'urane , dans le strontium et le calcium, ou enfin dans le sulfate de quinine.