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THERMOMÈTRES A MAXIMA

contenterons de décrire les instruments qui servent aux observations de la température de l'air. Nous connaissons déjà diflférentes espèces de thermomètres employés dans ce but : il nous reste seulement à parler de la forme qu'on leur donne, quand on veut connaître la température la plus élevée ou la température la plus basse que peut atteindre l'air dans un certain intervalle de temps.

Ce sont les thermomètres à maxima et à minima.

La figure 456 représente un instrument de ce genre imaginé par Rutherford. Ce sont deux thermomètres, l'un à mercure, l'autre à alcool, disposés horizontalement sur une planchette. A l'intérieur du tube du premier repose, sur la surface du mercure, un petit cylindre d'acier ou d'émail, que le liquide pousse devant lui tant que la température s'élève, mais qu'il

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Fig. 456.— Thermomètres à maxima et à minima de Rutherford.

laisse en place, au point le plus éloigné de sa course, quand la température vient à baisser. La base la plus voisine du mercure indique évidemment la température maximum. Dans le tube du thermomètre à alcool se trouve un cylindre en émail que l'alcool mouille et laisse en place, quand la température s'élève, et qu'il entraîne au contraire avec lui, quand elle s'abaisse. Le minimum est donc donné par la base du cylindre, opposée au réservoir. Quand on veut installer l'instrument pour une observation, il faut avoir soin de ramener les deux index aux extrémités de chaque colonne liquide : l'un repose alors sur le mercure, et l'autre, noyé dans l'alcool, affleure la surface du liquide par sa base la plus éloignée du réservoir.

Pour observer les températures maximum et minimum àcer-

taines profondeurs, dans l'eau de la mer ou des lacs, dans les puits artésiens, on emploie les thermomètres à déversement parmi lesquels nous décrirons ceux de M. Walferdin, les plus appréciés par les physiciens.

Le thermomètre à maxima est construit comme un thermomètre à mercure ordinaire; mais l'extrémité du tube est effilée en pointe, et enveloppée d'une panse latérale qui contient une certaine quantité de mercure. Quand on veut observer, on chauffe le réservoir jusqu'à ce que le mercure remplisse entièrement le tube; puis, ou renverse l'instrument, le réservoir en haut; le mercure de la panse affleure la pointe, et en laissant refroidir à une température plus basse que celle du maximum qu'on veut

1^ déterminer, le tube reste toujours rem- ■ pli entièrement de mercure, grâce à l'affleuw rement de la pointe avec le mercure de la panse. On porte alors l'instrument, ainsi amorcé, dans le milieu à observer. Tant que la température s'élève, le mercure se déverse par la pointe, et au moment du maximum le tube sera encore rempli. L'instrument retiré du milieu, on trouve la température du maximum en échauffant le thermomètre dans l'eau, jusqu'à ce que la colonne de mercure affleure de nouveau au sommet de la pointe. Dans le thermomètre à minima^ la pointe est en bas, près du réservoir qui renferme du mercure et une certaine quantité d'alcool. Quand on veut observer, on refroidit l'instrument à une température inférieure à celle du minimum supposé ; puis on le renverse et une certaine quantité de mercure entre dans le tube par la pointe. Le thermomètre étant plongé dans le milieu à observer, tant que la température s'abaisse, l'index de mercure du tube descend, et une partie du mercure tombe dans le réservoir. Puis il remonte.

Fig. 457. — Thermomètres à maxima et à minimade M. Walferdin.

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