PRINCIPE DES DIVERS SYSTÈMES
une voiture roulante portant le récepteur Q, dont l'axe est relié avec l'un des essieux du véhicule; L est une tige, fixée sur le toit de la voiture qui établit un contact électrique permanent entre la ligne, le générateur et le récepteur.
L'examen de la figure montre qu'à un moment quelconque, le circuit est fermé par le récepteur qui tourne, communique son mouvement a l'essieu et détermine,
Fig*. 159. — Principe du fonctionnement des tramways électriques.
par conséquent, le déplacement longitudinal de la voiture.
Un autre système de tramways électriques dispense de la ligne. Il consiste à faire porter, par la voiture elle-même, une batterie d'accumulateurs, dont le courant actionne la dynamo réceptrice, au lieu de venir d'une station centrale. Celle-ci n'a alors d'autre office que la charge de ces accumulateurs.
Enfin, un troisième dispositif consiste à avoir, sur le véhicule, non plus des accumulateurs, mais un système mécanique producteur de courant avec moteur et dynamo. Dans ce cas, l'usine centrale est supprimée. Le véhicule la transporte avec lui.
A chacun de ces procédés correspond un mode particulier de traction électrique.
Le premier est le plus généralement employé, soit avec une ligne aérienne, soit avec une ligne placée dans le sol.
Le second, moins répandu, est surtout appliqué dans certaines villes, telles que Paris, où l'on proscrit d'une
façon absolue, par suite de considérations esthétiques, l'usage des lignes aériennes.
Le troisième n'a eu, jusqu'à présent, qu'une seule application dans la locomotive Heilmann, système qui a été essayé sur le réseau de la Compagnie des chemins de fer de l'Ouest.
Premiers essais. — Le premier tramway électri<iue expérimenté en France était place à l'entrée de l'Kxpo-
Fig. 160. — Equipage mobile du chemin de fer Siemcna el Halike fltMl]
sition d'électricité de 1881, entre la place de la Concorde et l'une des portes latérales du Palais de l'Industrie. Ce n'était donc qu'un joujou, mais un joujou très intéressant par sa nouveauté et qui a fait son chemin depuis. Il avait été installé par la maison Siemens et llalske, de Berlin 1).
Les conducteurs électriques aériens étaient au nombre de deux, le retour du courant ne s'effcctuant pas par la terre. Ces conducteurs consistaient en deu\ gros tubes de cuivre rouge fendus suivant leur génératrice infé-
(i) Le premier Iramtvay i>leclrîquc fui celui que 1 mens insulla à l'Exposiiion de Ucrlin en 1»7Q.