CANALISATION AÉRIENNE
formes spéciales, présentant des dispositions variées qui leur permettent d'être supportées par des fils d'acier fixés à des colonnes de fonte placées le long de la voie à parcourir.
Les figures 162-163 indiquent sommairement divers types d'isolateurs usuels ainsi que leurs modes de suspension les plus fréquents.
La prise de courant est faite sur la partie inférieure du fil par un frotteur rouleur spécial placé à l'extrémité d'une longue perche que porte le toit de la voiture.
Cet organe est ordinairement un galet à gorge en bronze de 10 à 15 centimètres de diamètre, appelé trolley.
Dans les lignes qu'elle construit, la maison Siemens et Ilalske emploie un autre système, dit à archet^ qui fonctionne par frottement de glissement. Il a pour but d'épouser d'une façon plus douce les coudes et irrégularités de la voie aérienne (fig. 164).
La partie amb de l'archet est un fil dont la partie frottante est protégée par une gaine en aluminium qu'on remplace lorsqu'elle est usée.
Un système mixte, qui participe à la fois de l'archet et du trollev ordinaire, consiste dans l'emploi d'un archet
comme celui qui vient d'être décrit, sur lequel est enfilée h frottement doux, une poulie pouvant se déplacer latéralement sur lui.
La perche, qui porte à son extrémité ces organes, est munie, à sa base, de puissants ressorts qui tendent à la soulever et assurent ainsi un bon contact entre le Irotteur et la ligne.
Fig. 164. — Système à archet.
Le plus ordinairement, la ligne aérienne étant parallèle à la voie, la perche n'a besoin que d'un déplacement dans le plan vertical. Un dispositif a été imaginé pour permettre à la perche de se déplacer dans tous les sens (Dickinson). Lorsqu'on l'emploie, la ligne et la voie n'ont plus besoin d'être parallèles, ce qui présente souvent des avantages appréciables.
Le conducteur aérien reçoit le courajit par des fils d'alimentation ou feeders venant de l'usine.
Voie. — Le second conducteur, qui ramène le courant au générateur, est formé par la voie elle-même. Mais comme la continuité électrique des rails ne serait, pas suffisante, malgré les éclisses, on a imaginé de réunir leurs extrémités voisines par un gros fil de cuivre recourbé dont les bouts sont sertis dans les rails euxmêmes.
Divers procédés sont employés dans ce but. Celui que représente la figure 165 est employé surtout
aux Etats-Unis, sous le nom de Chicago Rail Bond.
Les extrémités du fil ¥ig. 165. — Chicago Rail Bond. de jonction portent un
bouchon conique percé d'un trou central qui pénètre dans le rail et dont on assure le contact h l'aide d'un goujon pénétrant dans le trou.
On complète quelquefois la continuité électrique de la voie, en plaçant, entre les rails, dans le sol, un gros fil longitudinal en cuivre qu'on relie aux éclisses.
Moteurs, — Les voitures qui circulent ferment lecircuit par autant de dérivations mobiles dans lesquelles le courant passe, de la ligne aérienne au rail, en suivant
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le trolley et en se rendant ensuite dans l'électro-moteur placé sous la caisse de la voiture.
Ces moteurs sont ordinairement d'une puissance individuelle de 20 à 25 chevaux.
Les figures 166 et 167 représentent l'un des types d'électro-moteurs employés par la Compagnie Thomson-
V'i^. 1G6. — EIccirO'moleur Thomson-Uoualon.
Houston, construit par la Société des établissements Poste l-Vinay.
Sa puissance nominale est de 40 chevaux, mais il est capable d'eiTorts plus considérables. Il est renfermé à rai>ri de la poussière et de l'eau, dans une carcasse ou enveloppe métallique dont font partie les essieux. Cetle carcasse peut s'ouvrir complètement en deux parties, de sorte que, suivant le mode de suspension adopté, l'induit et ses paliers peuvent, ou suivre la partie mobile ou rester dans la partie fixe.
Cet induit est formé de feuilles de tàle découpée, dans
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les encoches desquelles prennent place trois bobines à 4 spires de fils. Quant à l'inducteur, îl est formé de 4 bobines.
Les porte-balais sont au nombre de deux; ils comportent chacuD un seul balai en charbon qui a presque la même largeur que le collecteur de telle façon que
i\g- IfiT. — EIcctro-moleur Thomson -Uouiton.
l'usure de celui-ci se produit rcgulièreincnt sur toute sa largeur.
I.es voilures sont disposées de façon à pouvoir marcher indifféremment dans les deux sens. On n'a pour cela iju'à retourner en sens inverse la perche qui porte le trolley et à renverser le sens de la marche de l'élec- Iro-moteur, ce qui se fait à l'aide d'un commutateur placé sous la main de l'homme qui dirige la marche du tramway [watlman).
Une dérivation du courant permet de pourvoir, dans la soirée, à l'éclairage du véhicule.