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TRACTION PAR ACCUMULATEURS

Ce courant, qui est alternatif triphasé à 5.000 volts, passe d'abord dans des transformateurs, qui abaissent sa tension à 420 volts.

Il est ensuite recueilli par une conimutatrice]de 750 kilowatts, qui le transforme en courant direct à 500 volts.

Ces commutatrices , qui seront au nombre de trois dans chaque sous-station, lorsque le service sera complètement organisé, sont munies de disjoncteurs automatiques qui coupent le courant lorsqu'un court circuit vient il se produire sur la voie.

Ce sont lîi les premiers chemins de fer électriques installés en France. On peut être prophète à bon compte, en prédisant que ce système de traction est appelé à un grand avenir.

Tram'ways sur routes sans rails* — Certains inventeurs ont cherché à rendre applicable à la circulation sur les routes, le système de transmission électrique par trolley en faisant usage d'une double ligne aérienne et en supprimant les rails.

Ce mode de procéder ne parait pas être encore entré dans la pratique.

11 a été modifié, il y a quelques mois, par M. Lombard-Gerin, qui a imaginé de remplacer le trolley de prise de courant par un petit moteur électrique qui se meut de lui-même sur la double ligne aérienne, conserve par conséquent Tindépendance d'allure qui lui est nécessaire pour éviter les chocs et à-coups pouvant résulter du tirage et qui transmet à la voiture le courant de la ligne par un conducteur souple, en laissant au mouvement du véhicule toute la liberté qui lui est nécessaire.

Traction au moyen des accumulateurs. — I.a traction au moyen des accumulateurs présente certains

avantages sur la traction avec prise de courant sur la ligne aérienne.

Le principal et celui grâce auquel elle a tenu et tient encore le « record » à Paris malgré la concurrence qui lui est faite (1), c'est qu'elle n'apporte aucune modification extérieure à l'aspect des voies auxquelles elle est appliquée. C'est un médiocre avantage dans les villes ou les considérations esthétiques sont reléguées au second plan. C'est, au contraire, d'un intérêt si capital dans les autres, qu'il a suffi pour faire bannir, jusqu'à présent, toute ligne à trolley, de la façon la plus absolue, à Paris et dans plusieurs grandes villes de l'étranger.

Un argument, nous ne dirons pas plus sérieux, maïs plus tangible, résulte de ce que, avec les accumulateurs, l'usine est sensiblement moins importante ; la voie ordinaire suffit ; la ligne aérienne n'existe plus. Le bénéfice augmente avec la longueur de la ligne.

Mais, par contre, les accumulateurs sont portés par les voitures; ils sont lourds, ajoutent au poids mort un élément considérable. Si on veut diminuer leur poids, leur fragilité, déjà gênante, augmente et demande un entretien et un amortissement plus coûteux.

Aussi le développement de ce mode de traction ne s'est-il produit que dans quelques capitales où les municipalités sont assez grandes dames pour faire passer le luxe et la satisfaction des yeux avant l'économie.

A Paris, un assez grand nombre de voitures de tramways à accumulateurs ont été installées par la Société pour le travail électrique des métaux. Telle, la ligne de Saint-Denis à Paris dont la figure 1G8 représente la vue d'ensemble.

(l) Communication de M. Maréchal à la Société intenialionalc des électriciens de janvier 1897.

Plus récemment, la Compagnie des tramways de Paris et du département de la Seine, a mis en service trois lignes nouvelles partant de la Madeleine et se bifurquant Tune pour aller à Levallois, l'autre à Courbevoie par le pont Bineau, l'autre à Courbevoie par le pont de Neuilly.

L'usine de charge est a Puteaux avec trois postes de chargement, un à l'extrémité de chaque ligne (1).

Les voitures sont à 52 places. Elles sont munies de 200 éléments d'accumulateurs svstème Tudor, formant une batterie du poids de 3.600 kilogrammes et de deux moteurs capables de développer chacun une puissance de 15 chevaux pouvant s'élever temporairement à 25 chevaux.

Le temps employé à la charge des accumulateurs, faite Vi chaque voyage complet, varie de 8 à 13 minutes.

Un système mixte est appliqué pour les lignes qui sont, partie en ville, partie en banlieue.

Dans la banlieue, le système par trolley est employé; en ville, c'est le système par accumulateurs qui fonctionne.

Prix, de revient de la traction électrique, — La tendance à la suppression de la traction animale est aujourd'hui générale. C'est que le cheval est loin d'être un moteur économique. La puissance qu'il peut développer normalement n'est guère que les deux tiers de celle de son confrère, le cheval -vapeur, soit 50 kilogrammètres.

Son seul avantage est d'être capable de donner un coup de collier quand il le faut, et de produire ainsi, pendant un certain temps, un effort très supérieur à sa

(1) Voir la communication faite à la Société internationale des électriciens, par M. F. Lasnicr, mai 1897.

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