‹ Les phénomènes électriques et leurs applicationsChapitre 122 sur 209 · PREMIERS ESSAIS · texte numérisé non relu

PREMIERS ESSAIS

Dès la fin du mois de janvier de Tannée suivante^ tous les poteaux destinés à supporter cette ligne étaient placés le long de la voie du chemin de fer entre Paris et Rouen. La ligne fut composée de deux fils de cuivre rosette supportés, à 2 ou 3 mètres du sol, par des poteaux armés k leur sommet de poulies en verre, et espacés d'environ 20 mètres.

Les essais furent faits à la fin du mois d'avril. Ils donnèrent lieu à diverses observations (entre autres, quant aux fils de cuivre de la ligne), mais ils réussirent complètement. La télégraphie électrique était fondée en France.

Elle ne devait être, toutefois, dans la pensée de ses promoteurs, qu'un instrument politique et gouvernemental.

Pendant la première période de la télégraphie , il n'était venu a l'idée de personne qu'elle pût servir aux besoins des particuliers. Un capitaine d'état-major publia à Montpellier, en 1830, une brochure contenant une proposition timide sur la possibilité de faciliter les opérations commerciales en mettant le télégraphe à la disposition des particuliers. Elle resta sans écho. Et lorsque, dix-neuf ans après, discutant le budget du ministère de l'Intérieur devant l'Assemblée nationale, un député la renouvela, il s'attira de la part du ministre une sorte de réprimande publique, suivie d'une fin de non-recevoir absolue et non motivée. Le seul bénéfice qui en résulta pour le public, c'est qu'il put connaître tous les jours les cours de la Rente 3 p. 100 et 5 p. 100 et celui des actions de la Bîinque de France, télégraphiés aux villes principales.

Ce ne fut qu'en 1850 et grâce à l'initiative de Leverrier que la télégraphie devint une institution d'utilité publique et générale, malgré de sérieuses restrictions qui s'expliquaient autant par les idées qui avaient cours relativement à son emploi, que par les agitations politiques de l'époque.

Etablissement et développement du réseau français. — En 1846 avaient été commencées les lignes de Paris à Lille, de Lille à la frontière, de Douai à Valenciennes.

D'année en année, le réseau ne cessa de s'accroître.

Au 31 décembre 1851, il comportait déjà 2.133 kilomètres. En 1852, un décret prescrivit la création d'un réseau complet reliant la capitale à tous les chefs-lieux des départements.

Le tableau de la page 353 donne, depuis l'année 1854, jusqu'en 1871, ses développements successifs, le nombre de dépêches taxées et les recettes correspondantes.

A la fin de 1871, le réseau français, y compris la Corse, comptait 41.248 kilomètres de ligneset 119.405 kilomètres de fils, avec 2.025 bureaux de l'Etat, desservis par 6.084 appareils et 1.228 bureaux de gare.

Le réseau algérien comprenait, au 1" janvier 1872, 6.200 kilomètres de lignes aériennes et 72 stations.

Depuis cette date, la progression de tous les services du réseau télégraphique français n'a cessé de continuer. Elle est mise en évidence par la statistique (p. 354 1, empruntée au Journal télégraphique publié par le bureau international de Berne.

Réseau terrestre du monde entier. — Nous empruntons, au même journal, la statistique générale des lignes télégraphiques du monde entier, dans l'année

Nous la reproduisons à la page 355.

Matériel de la télégraphie électrique, — Ses éléments principaux sont : la source d'électricité, la ligne, les appareils transmetteurs et récepteurs.

Du générateur, qui est généralement, en France, la pile Leclanché ; de la ligne, qui, jusqu'à présent, est

ÉTABLISSEMENT DU RÉSEAU FRANÇAIS â53

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ViVAREZ. Phénomènes électriques.

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