DE L^ENERGIE ELECTRIQUE
Premiers essais. — Le téléphone à ficelle. — Téléphone musical de Whealstone. — Autres études. — Charles Bourseul. — Elisha Gray et Graham Bell. — Téléphone Edison. — Le microphone. — Le téléphone service public. — Etat actuel de l'industrie téléphonique en France. — Réseaux téléphoniques étrangers. — Organisation du réseau téléphonique de Paris. — Lignes téléphoniques. — Conducteurs isolés. — Canalisations sous-marines. — Le télégraphone.
Premiers essais. — Le téléphone à ûcelle. —
Comme toutes les grandes inventions, la téléphonie n'est pas sortie totit année du cerveau d'un seul homme ; elle a eu ses précurseurs. Si ses commencements ne datent pas d'une époque aussi ancienne (juo ceux de la télégraphie, ils forment cependant, à cette merveilleuse découverte, une préface qui remonte à la fin du xvii* siècle.
La téléphonie électrique et magnétique est récente. Le téléphone, dit a ficelle, qui utilise la propriété du son de se transmettre plus facilement par les corps solides que par l'air, a été décrit, en 1667, par l'Anglais Robert Hooke.
u Je puis affirmer, disait-il, qu'en employant un fil
tendu, j*ai pu transmettre le son instantanément à une grande distance et avec une vitesse, sinon aussi grande que celle de la lumière, du moins incomparablement supérieure ii celle du son dans Tair. Cette transmission peut être effectuée, non seulement avec le fil tendu en ligne droite, mais encore quand ce fil présente plusieurs coudes. »
Téléphone musical de Wbeatstone, — En 1831,
Wheatstone, qui avait consacré les débuts de sa carrière il Tétude de Tacoustique et à la fabrication des instruments de musique, imagina une expérience dont nous avons parlé plus haut.
Un orchestre était placé dans le sous-sol d'une maison. Des tiges métalliques rigides, disposées au-dessus, conduisaient le son, à travers le rez-de-chaussée, jusqu'à une table d'harmonie placée dans une salle de concert.
Le public avait ainsi la surprise d'entendre la musique sans voir ni les instruments, ni les instrumentistes.
Autres études. — L'invention de la télégraphie électrique devait appeler tout naturellement l'attention sur la possibilité de transmettre les sons à distance.
Cependant, malgré les recherches d'Henry et Page (1837), relatives à la propriété qu'ont les tiges de fer d'émettre des sons, lorsqu'on les aimante et désaimante avec rapidité, malgré les expériences de Froment et Pétrina (1847-1852), personne n'avait songé que le courant électrique pourrait servir de véhicule i\ la parole.
Charles Bourseul, — Une intuition remarquable porta un physicien ingénieux, Charles Bourseul, à affirmer la possibilité de transmettre électriquement la v>ix humaine à distance (1854). Du Moncel, qui a raconté