‹ Les phénomènes électriques et leurs applicationsChapitre 4 sur 209 · THÉOPHRASTE · texte numérisé non relu

THÉOPHRASTE

quî envisagent, dans les différentes manières d'être de l'énergie, à côté de la matière éternelle et indestructible, un principe général, une sorte d'âme qui l'anime, et lui communique tour à tour ses propriétés attractives, calorifiques, magnétiques, électriques, lumineuses.

Tbéopbraste, Son Traité des Pierres. — Un grand nombre d'auteurs citent Thaïes de Milet comme ayant, le premier, mentionné la faculté qu'acquiert V ambre faune ou succin^ dont le nom grec est électron, d'attirer les corps légers lorsqu'il a été frotté avec une étoffe de laine.

Il semble, cependant, que cette curieuse propriété ait été signalée pour la première fois par Théophraste, le disciple et le continuateur d'Aristote (1).

Théophraste, plus connu par son Traité des Caractères^ qui a inspiré La Bruyère, est également l'auteur d'un ouvrage de botanique et d'un autre travail intitulé Sur les Pierres, dont les fragments sont parvenus jusqu'à nous (2).

(1) Aristote parle une seule fois de l'ambre dans ses écrits {Météorologie t Hv. IV, chap. x, § 10 et 11) à propos des corps homogènes, « dont certaines espèces, dit- il, sont de terre t d'autres sont à* eau et dont certains participent des deux ».

Il n'y est nullement fait allusion aux propriétés attractives de l'ambre. Du reste, voici le passage relatif à son origine :

« § 10. Les corps d'où F humidité tout entière est sortie sont de terre, comme l'argile et Tambre. Ainsi l'ambre et les corps qui se distillent en larmes viennent de refroidissement, par exemple, la myrrhe, l'encens et la gomme.

« § 11. L'ambre parait aussi de cette famille, car il se coagule et de là vient qu'on y voit souvent de$ animaux qui s'y sont trouvés enveloppés. La chaleur, sortant par l'action de l'eau du fleuve, comme elle sort du miel bouillant quand on le jette dans Teau, fait vaporiser l'humide de l'ambre ». (Traduction de Barthélemy-Saint- Hilaire).

(2) Traité des Pierres, de Théophraste, traduit en anglais par J. Hill. Londres mdcglxxiv.

Dans son introduction à la traduction des Caractères de Théo-

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