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L'ÉLECTRICITÉ DANS L'ANTIQUITÉ

Il énumère, dans ce dernier Traité, les différents minéraux connus de son temps et les propriétés par lesquelles ils se distinguent.

L'ambre y est cité, comme étant une pierre qu'on trouve en Ligurie et qui jouit d'un pouvoir attractif. Il parle également d'une autre pierre, appelée lyncurium, qui attire, non seulement les corps légers, mais aussi, au dire de Dioclès, les petits fragments de fer et de cuivre. Cette pierre, fort dure, et utilisée pour faire de» cachets, semble n'être autre chose que la tourmaline y qui

phraste (1842), Stiévenard raconte, en ces termes, la mort d'Aristote et la manière dont il fit choix de son successeur : « Aristoto, sexagénaire et accablé d'infirmités, semblait toucher au terme de sa glorieuse carrière. Un jour, tous ses disciples se pressent autour de lui, le supplient de désigner lui-même son successeur: il continuera ton œuvre, il complétera ces études philosophiques aux- (|U(>lle8 tu nous a initiés ».

<t Le Lycée comptait alors beaucoup d'auditeurs de grand mérit(! : les premiers, pour le savoir el la capacité, étaient le Lesbien Théophraste, jadis condisciple d'Arislote à l'école de Platon, et Kdème de Rhodes.

« Quand il sera temps, répondit le vieillard, je ferai ce que vous demandez. »

u Plusieurs mois s'écoulent et ses élèves le voient un jour s'arrêter dans une de ses doctes promenades. Il se plaint de l'âpreté du vin qu'il boit; il faudrait à son estomac un peu de vin étranger, du Rhodes, par exemple, ou du Lesbos. 11 les prie de lui procurer d(î l'un et de l'autre pour essayer et choisir. Ils partent, prennent sur les lieux la cordiale liqueur et l'apportent. Le malade trouve le vin de Rhodes chaud et agréable. Après avoir goûté l'autre : (( Excellents tous les deux, s'écrie-t-il, mais la sève du Lesbos est plus exquise ».

« Délicat et touchant aveu du choix plus important qu'on lui demandait.

« Aristote fut compris; il alla mourir péniblement à Chalcis, échappant ainsi à l'hyérophante Eurymedon, qui le menaçait du sort de Socrate, et ses disciples se réunirent autour de Théophras te, dont les traits et le caractère avaient autant d'aménité que le langage ».

Théophraste était né 371 ans avant l'ère chrétienne; il avait quarante-neuf ans lorsqu'il succéda à son illustre ami; il s'éteignit à l'âge de quatre-vingt-cinq ans.

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