‹ Les phénomènes électriques et leurs applicationsChapitre 7 sur 209 · PLINE LE NATURALISTE · texte numérisé non relu

PLINE LE NATURALISTE

hommes en retireraient ». L'urine des mâles donnerait de l'ambre roux comme du feu, celle des femelles un ambre blanc et moins fort.

L'identité du lyncurium et de la tourmaline a été affirmée, avec de fortes présomptions, au xviii* siècle, par le D' Watson.

Pline consacre aussi quelques observations à la pierre d'aimant. Au dire de Nicandre, elle aurait été découverte, sur le mont Ida, par un berger nommé Magnés, qui, menant paitre ses bœufs, aurait senti les clous de ses souliers et le bout de son bâton ferré adhérer sur une roche.

L'action réciproque de l'aimant et du fer excite l'étonnement du narrateur.

« Qu'y a-t-il de plus inerte qu'une pierre brute?

« Mais voilà qu'elle manifeste sa vitalité!

« Quoi de plus dur et de plus rebelle que le fer?

(c Mais voilà qu'il cède et se laisse diriger.

« Il se précipite, dompté, vers on ne sait quoi d'in-» connu; il approche de l'aimant, se précipite sur lui et l'étreint avec ardeur.

« Qu'y a-t-il de plus merveilleux et où la Nature montre plus de malignité? »

Résumé» — Nous trouvons donc, aux origines les plus lointaines de l'histoire de l'électricité et du magnétisme, associés dans des récits enfantins, les deux corps qui ont manifesté les premiers ces phénomènes.

Et plus de vingt siècles après, le génie d'Ampère et de Faraday ramènera à un même principe, toujours aussi mystérieux que du temps de Thaïes, la cause originelle des manifestations physiques qui sont sorties des deux seules expériences puériles auxquelles se résumait la science électrique de l'antiquité!

L ELECTRICITE ET LE MAGNETISME JUSQD AU MILIEU DU XVIIl' SIÈCLE

Premières études. — L'aimant. — Guillaunic Gilbert. — Bacc Boyle, Otto de Guericke. — Hawkesbee, Grey. — Duhy et théorie des deui électricités. — Antres recherches.

Premières Études. — Le monde romiûii n'avi rien ajouté au rudiment de connaissances électriqu que lui avait légué l'antiquité. Le voile de ténèbr intellectuelles dont le moyen âge couvrît l'Europe i laissa passer aucune lueur qui pât éclairer la voie, dése tée depuis les lointains souvenirs de la philosoph grecque. On n'en savait pas plus sur ce sujet à la iin t XVI* siècle qu'à l'époque de Théophraste.

Zi'Aim&nt, — Le magnétisme seul avait fait quelqu progrès. L'action qui dirige l'aiguille aimantée avait ë reconnue et la boussole appliquée à la navigation. Su vant les uns, Jean Goia, né au bourg de Melphy, pr de Salerne, l'aurait inventée vers l'an 1300. C'était i ce lieu que provenaient les premières aiguilles aimanté dont on se servit. Suivant d'autres, la boussole aurt été importée de Chine en Italie, vers 1200, par Pa Venetus ou le Vénitien.

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