ISOLATEURS
ou plusieurs torons (fig. 140, 141). On peut ainsi associer, en conservant une grande souplesse, des fils formant des conducteurs de très grande section. Celle de 1.000 mètres carrés a été employée dans un des secteurs d'éclairage électrique de Paris.
Nous ne nous étendrons pas sur la fabrication des câbles électriques, nous en référant, à ce sujet, à l'ouvrage précité.
Bornons-nous à donner une formule pratique utile, qui permet de trouver le poids kilométrique d'un câble en fonctions de sa section utile.
Ce poids est approximativement
S étant la section en millimètres carrés et P le poids en kilogrammes. Le coefficient 10 est substitué à la densité du cuivre (9,8).
Isolateurs, — Les lignes électriques aériennes sont supportées par des isolateurs en porcelaine analogues à
Fig. 143.
ceux des lignes télégraphiques (fig. 142, 143) dont nous représentons ci-contre un des nombreux types.
En certains cas, lorsqu'elles donnent passage à des
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courants de haute tension, on fait usage d'isolateurs spéciaux de grand isolement.
Ceux qui ont été employés sur la ligne Francfort- Lauffeo sont composés d'une cloche qui reçoit le conducteur et d'une série de trois réservoirs annulaires contenant un liquide isolant (iig. 144).
Conducteurs isolés. — Malgré l'augmentation de dépense qui en résulte, on est souvent obligé d'isoler les fils, même s'ils sont pla- I ces en l'air. Dans d'autres cas
(fils de dynamos, câbles de télégraphie et de téléphonie souterraines, câbles sous-marins, etc.), l'isolement est absolument nécessaire.
Un conducteur isolé se compose d'une ou plusieurs âmes en fils ou. câbles de cuivre recouverts d'une série de protections successives dont les unes ont pour but d'empêcher I la déperdition du courant,
Fig. 144. — Isolateur ù huile, dont les autrcs servent îi garantir le conducteur contre l'usure et l'action des agents extérieurs.
Matières isolantes. — Les matières généralement employées pour l'isolement électrique des fils sont la soie, le caoutchouc, la gutta-percha, le jute et le coton imprégnés de diverses substances, le papier, etc.
La soie sert particulièrement à l'isolement des fils de dynamos, le caoutchouc à l'isolement des conducteurs de lumière électrique, la gutta-percha à l'isolement des câbles sous-marins.
MATlkBES ISOLANTES 233
Les (ils de dynamos ne comportent qu'un isolement ù la soie ; dans les câbles de lumière isolés au caoutchouc, l'âme de cuivre est préalablement étamée pour éviter l'action corrosive qui résulterait de- l'action réciproque du cuivre et du soufre contenu dans le caoutchouc vulcanisé. Généralement, il une gaine de caoutchouc succèdent des guipages formés de divers textiles enduits de matières
Fig'. 145. — Cilble concentrique du Cbdlelit.
bitumineuses. Dans le câble Siemens, qui est particulièrement employé à Paris pour les canalisations du secteur de la place CHchy et de la Compagnie parisienne de l'air comprimé, l'isolement est obtenu par deux guipages en sens inverse de jute imprégné d'un mélange de résines dont la composition est tenue secrète. Un tube de plomb recouvre le guipage. Il est entouré lui-même d'un matelas prolecteur que recouvrent deux rubans d'acier enroulés en hélice de façon que le second recouvre l'espace qui sépare les spires successives du premier.
Les types de protection et d'isolement des câbles varient à Finfini.
Celui que représente en section la figure 145 est un câble à deux conducteurs concentriques, qui relie les installations d'éclairage électrique des deux théâtres de la place du Chutelet. Il est formé d'une âme centrale de 59 fils de 3 millimètres de diamètre et d'un second conducteur formé par 22 torons de 7 fils de l™™?. Une couche de caoutchouc les sépare et une seconde couche les enveloppe. Le tout est protégé par une gaine de chanvre goudronné.
Nous donnons la spécification de ce câble en raison de ses dimensions exceptionnelles et nous nous bornons à ces indications générales, réservant pour le chapitre relatif à la télégraphie sous-marine celles qui concernent les câbles appliqués à cet usage.