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retombe dans une sorte de somnolence d’où il est très difficile de la tirer...” N'est-ce pas là le portrait fidèle, classique, d'une attaque hystérique ? Et, cependant, malgré la prudente désapprobation du clergé français, les habitants des environs viennent en foule prier autour de la névrosée.
20 T'élépathie, clairvoyance et lecture des pensées.
Nous avons exposé précédemment les théories de M. de Rochas au sujet de l'extériorisation de la sensibilité. Cette même force extériorisée, accumulée, rayonnant hors de nous sous certaines conditions, pourrait alors devenir visible, tangible même et expliquer par là même une foule de phénomènes prétendus occultes; ceci nous amène à parler de la clairvoyance, lecture ou vision à distance ou à travers les corps reconnus comme opaques pour la vision normale- (sous ce titre on peut aussi comprendre la catégorie des “voyants et ‘“‘voyantes”"); ainsi que de la télépathie (télé, loin puthos, sensation) ou communication à distance entre deux êtres par la seule force de la volonté ou de la suggestion, à laquelle vient à son tour Le Dr Baraduc serait allé
jusqu'à photographier ces effluves ou radiations de fluide vital; ses
se joindre la classe des pressentiments.
clichés ont été reproduits dans les principaux journaux scientifiques. [l aurait découvert “qu’une plaque photographique approchée d’une personne—sans contact direct avec son front ou ses doigts—est impressionnée par des sortes d'ondes, de vagues, de tourbillons à peine lumineux qui varient d'intensité, de forme, de direction suivant que la personne est endormie, malade, fortement en colère, etc... Des clichés du fluide électrique démontrent que celui-ci n’a aucun rapport avec le précédent, le fluide vital se mouvant en tourbillons, suivant des lignes courbes, tandis que la radiation électrique normale, elle, suit toujours des lignes droites ou brisées.” Dans tous les cas, arrivons d’abord aux phénomènes de clairvoyance ou clairvue ; ceux-ci sont légion ; peu, malheureusement, ont été jusqu'aujourd'hui scientifiquement contrôlés. Quant à la vision à travers un objet opaque, qu'est-ce qui répugne d'admettre que notre centre visuel,
car ce n’est pas notre rétine qui voit, elle ne fait que recevoir l'im-
pression de l’image qui est transmise à travers le cerveau au siège de la perception visuelle situé à la partie postérieure du lobe temporooccipital—la vision n’est donc qu’une forme particulière de notre sensibilité nerveuse, par conséquent pouvant s'extérioriser c’est-à-dire dans le cas de la vision en particulier, pouvant s'étendre au delà des limites normales, qn'est-ce qui empêche, dis-je, que notre centre visuel soit dans certaines conditions d'hyperesthésie hypnotique, impressionnable aux vibrations de rayons de lumière, comme l’ultra-violet, invisible pour nous à l’état normal mais pénétrant les corps apparemment opaques, en supposant, par exemple, que les rayons X ne seraient eux-mêmes que des radiations ultra-violettes — ce que des savants ont prétendu ? D'ailleurs il est parfaitement constaté qu’on doit admettre pour un mênm. ? corps des états de transparence différents dans des lumières ou radiations différentes, ainsi l’eau devient opaque à la lumière infra-rouge, le verre lui-même n'est plus transparent dans la lumière ultra-violette tandis qu'une lame d'argent,elle. est transparente à cette même lumière. Ceci explique le fait paradoxal, en apparence, des rayons Roentgen qui ne traversent pas le verre, si transparent lui-même apparemment à la lumière solaire, tandis qu'ils pénètrent un bloc de charbon de bois, substance très noire à l'œil.
Si donc la transparence (normale) des objets peut être changée suivant les radiations différentes qui les frappent, n’aurait-on pas là la clef des faits, dûment constatés, de clairvue à travers les corps opaques ? Quant à la vision ou lecture à distance (d’une ville à l’autre par exemple) ce ne serait qu’une question d’extériorisation plus grande ou extraordinaire, ou encore synchrone à la pensée. Voici le dernier cas relaté de ce genre (lecture à distance), et étant donnée la haute valeur scientifique de l’expérimentateur, M. Grasset, l'illustre professeur de la faculté de médecine de Montpellier, qui l’a rapporté dans la ‘Semaine Médicale” (de Paris) du 1er décembre dernier, cette expérience a fait plus de bruit que les autres et a été commentée avec force détails par la plupart des grandes feuilles politiques à cette époque. La voici en résumé: Le Dr Ferroul, de