‹ Les phénomènes psychiquesChapitre 5 sur 14 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Un proverbe assure que pour faire une omelette il faut avoir des œufs. Pour étudier les phénomènes psychiques, il faut en avou-. Cette proposition paraît élémentaire et cependant c'est elle que 1 on méconnaît le plus volontiers ; j'ai déjà dit comment et pourquoi.

Aussi me paraît-il nécessaire d'indiquer, dès le début de mes récits, les méthodes qui m'ont paru donner les résultats les plus favorables. Ceux de mes lecteurs qui auront le désir de contrôler l'exactitude de mes conclusions en auront, j'en suis sûr, l'occasion s'ils veulent opérer comme je lai moi-même fait. Je dois tout d'abord les mettre en garde contre tout respect humain. Ils ne devront pas craindre de s'exposer à quelque ridicule. Il n'est jias douteux qu'il n'y ait en effet matière à plaisanteries dans les opérations que je leur conseille. Mais je les engage à se préoccuper du résultat, non des moyens qu il est bon d employer pour les obtenir.

Les phénomènes psychiques sont de deux ordres : les uns sont matériels, les autres intellectuels. La méthode la mieux appropriée, à mon sens, pour obtenir les premiers ne convient pas à l'étude des seconds. Il y a donc une distinction à faire dès le début de ces observations entre ces deux catégories de faits.

Les phénomènes physiques sont les moins facilement observables : ils comprennent ;

1° Les coups frappés sur des meubles, sur les murailles, sur les planchers ou sur les expérimentaleurs : ces coups frappés auxquels je couserverai leur désignation anglaise plus précise et plus brève seront a^ipclés par moi vaps.

1° Les bruits divers autres que les raps. Ils peuvent être très variés.

3" Les mouvements d'objets sans contacts suiïi sauts pour expliquer le mouvement produit. On a, dans cette classe de faits, une divisionà faire entre a) les mouvements produits sans aucun contact : léUIdnésie ; parexemplelc soulèvement ou le glissement d'une table, d'une chaise, l'abaissement du plateau d'une balance sans que c'es objets soient touchés et 6) les mouvements produits par des contacts insuffisants à les expliquer : parakinésie ; par exemple la lévitation d'une table sur laquelle les expérimentateurs ont appuyé leurs mains.

4" Les apports, c'est-à-dire l'apparition d'objets, fleurs, dragées, pierres, etc., qui n'auraient été apportés par aucun des assistants. Ce phénomène, s'il existe, suppose en outre le suivant:

5° Passage de la matière dans la matière ; pénétrahilité.

6" Les phénomènes visuels, qui se subdivisent euxmêmes en :

a. Vision de l' effluve odique.

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