Quel tràtic s'élève Sacre de Louis XV, contre
l'attente du public.
Versions de 1795 :
Quel autel, quel trône s'élève?
« Sacre de Louis XV, à Reims, le 25 octobre 1722.
a Le maréchal de Villeroy, gouverneur de Louis XV et que le jeune Roi aimait beaucoup, ne se trouva point à la cérémonie du sacre ; il avait été disgracié quelque temps auparavant, pour avoir voulu remplir scrupuleusement les fonctions de sa charge, en empêchant le Régent de rester tête à tête avec son élève royal, pupille à qui, disait le prince, il devait communiquer des secrets qui ne pouvaient être confiés qu'à lui seul. »
Version de M. de Lescure, l'annotateur de 1858, Edition Malassis : « Enfin le Roi va être sacré à Reims. On ose encore douter... Que dis-je? On n'a jamais plus douté. L'éloquente satisfaction du duc d'Orléans,
femettant à la France l'enfant de la France, l'Enfant de l'Europe même, comme dit Massillon, ne semble à beaucoup qu'une habile et dernière hypocrisie. On tremble encore, on tremble toujours, que voulez-vous? le roi est si beau ! Ix roi s'est acquitte de toutes ses fonctions avec une grâce merveilleuse, et en habit de novice, il ressemblait à VAinouf. (Mathieu Marais, octobre ij 22,^ Le roi était alors d'une charmante figure. On se souvient combien il ressemblait à l'Amour, lors de son sacre à Rheims, le matin, avec sa toque d'argent, en costume de néophyte ou de roi candidat. Sa Majesté en parle encore volontiers, même aujour* d'hui. Je n'ai jamais rien vu de si attendrissant qu'était alors cette figure. Les yeux en devenaient humides pour ce pauvre petit prince ^ échappé à tant de dangers dans sa jeunesse, seul rejeton d'une famille nombreuse, qui tout entière ' avait péri, non sans soupçon d'empoisonnement.
{Mémoires d'Argensou, Edition Jannet, tome I, page 195.)