Retnplacent ceux de Villeroy M. de Villeroy
donna des marques de son attachement pour la personne du Roi; il ne se trouva point au Sacre; sans doute la Providence veillait sur les jours du jeune prince\
* Le caractère profondément religieux de Tannotateur anomine Je notre manuscrit n'a point échappé à nos lecteurs. L'inter\-en-
ODE aUATRlEMK. 391
23. — D'une insolente dictature Allusion à la dictature de Sylla, rapprochée des procédés gouvernementaux du Régent.
Version de 1795 : « Fin de la Régence, par la déclaration de la majorité du JR.oi, faite en Lit-de-Justice tenu au Parlement, le 22 février 1723. »
24. — Vers le jeune Potupée..... L'auteur continue toujours l'allusion de Sylla. Pompée s'était déjà beaucoup distingué du vivant de Sylla ; à vingt-sept ans, il avait mérité les honneurs du triomphe à Rome, et, après la mort de Sylla, il entreprit de réformer tous les abus qui s'étaient glissés dans la République.
tion divine dans les affaires humaines est une croyance Romaine, encore répandue, et qui, par un point, — et le plus essentiel — se rapproche du fatalisme musulman. Cette croyance fait échec à l'idée de progrès. Nous nous expliquons.
Qjiand Thomme reste imbu de cette pensée, à savoir que Dieu réglera les événements de son existence au mieux de ses intérêts, il néglige les efforts purement humains ^ qui seraient de nature à lui concilier le succès. Comment voulez-vous qu'il en soit autre* ment ? L'optimisme est une vertu facil* I
Le musulman, lui, tranche la question d'une façon plus insolente: Allah le veut! Et toute action personnelle s'arrête. Les religions, excellentes comme préceptes moraux, surtout la partie catholique traitant de la morale du Christ, la plus humaine, la plus douce, la plus civilisatrice que nous connaissions, ne peuvent pas suppléer aux travaux de l'individu. Bien des crimes, —et des plus atroces — n'ont pas été prévenus par l'intervention de la Providence, que les ultramontains font toujours flftVfl/^r^jcoM/». Le stratagème est percé à jour par le jen des hènements.
392 LES PHILIPPiaUES.
M. de Lescure, à propos de ces vers de la strophe X
Va rendre compte à la nature Des crimes dont il est souillé.
Prévenez la mort et la honte Dont vos forfaits sont menacés.
ajoute ces remarques^ auxquelles nous adhérons complètement : « Il est certain que le Régent eût été fon embarrassé si on lui eût demandé compte de son administration, non pas tant à cause des fautes qu'il avait commises, que de celles qu'il avait laissé commettre. Il est non moins certain que plus d'une ambition ou d'une rancune se flattèrent un moment de l'espoir de lui ménager l'obstacle de pareille justification. Nous voyons dans Mathieu Marais, que le 28 février 1721, le Parlement assemblé, et les trois princes du sang étant venus, on rédigea en commun, (à propos de l'évocation au conseil de l'affaire du duc de la Force), une Remontrance protestant contre un acte attentatoire aux droits des Princes du sang, des Ducs et du Parlement... Dans cette Remontrance, on menaçait indirectement le Régent de comptes à rendre pour sa régence, ce qui a été mis exprés pour lui faire entendre qu'il pouvait craindre la justice. Lorsque le duc d'Orléans, traqué par l'opiniâtre Saint-Simon jusque dans les derniers retranchements de son insouciance et de sa paresse, se redresse sur sa chaise, et lui dit : Eh bien, j'irai planter nus choux à Villers-Cotterets,,. l'inexorable conseiller lui demande qui le pouvait assurer qu'on les lui laisserait planter pi paix et
en repos j même en sûreté, qu'on ne lui chercherait pas mille noises sur son administration.
« Le Régent m voyant pas sans inquiétude une union si nouvelle entre les Princes, la plus grande partie des Vairs, et le Parlement, craignit d'en devenir un jour Vobjet, » — Duclos, S7S-