La fotidre de Sal monde Salmonée, fils d'un
certain Eole, qui, non content de commander dans l'Elide, province du Péloponèse, fut assez présomptueux pour se faire adorer comme un Dieu ; et, pour arriver à ces fins, il fit construire un pont d'airain, qui traversait sa capitale ; il se faisait traîner dans un chariot sur ce pont, afin d'imiter le tonnerre; il lançait des torches allumées sur ceux qu'il rencontrait; il les faisait tuer aussitôt pour en imposer à ses peuples. Jupiter, irrité contre cet impie, le foudroya lui-même,
3. — Et Clothon à nos vœux L'une des trois Parques qui président à la vie des hommes ; elle avait dans ce temps terminé les jours et les crimes du Régent de France, Philippe d'Orléans.
Version de 1795 :
Le pousse dans le précipice Dont il menaçait la vertu.
« Rien de moins certain, rien de moins prouvé que ce que l'auteur veut donner à entendre par ces vers. On sait bien positivement que le duc d'Orléans mourut presque subitement dans les bras de la duchesse de Phalaris, une de ses maîtresses^ et qu'un gazetier étranger, plaisantant sur l'incident et sur l'irréligion connue du Régent, imprima qu'il était mort assiste de son confesseur ordinaire. Ses ennemis personnels dirent qu'il avait voulu empoisonner le Roi, et qu'il s'était empoisonné lui-même ; mais ces bruits populaires sont démentis par les historiens contemporains, et par des écrivains qui ont été, pour ainsi dire, témoins de la catastrophe qui le précipita au tombeau à l'âge de quarante-neuf ans.
« Cependant, pour ne rien laisser à désirer au lecteur, nous allons transcrire ici une parodie, faite dans le temps, de la dernière scène de Mithridate, où l'on trouvera un vers qui dit positivement ce que La Grange- Chancel ne fait qu'insinuer *.
* Puisque cette parodie, œuvre d'un Sottisier, trouve naturellement ici sa place, nous la donnons, afin de ne point écourter Tan-
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