‹ Les philosophes contemporains IChapitre 100 sur 244 · Pages · texte numérisé non relu

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S'il s'agissait d'un axiome, la preuve serait inutile, car aussitôt qu'on m'énonce cette proposition : le tout est plus grand que sa partie, je n'ai besoin ni de preuves, ni d'expériences pour en accepter la vérité et la certitude immédiate. Tous les axiomes sont des vérités générales, mais toutes les vérités générales ne sont pas des axiomes.

Sauf cette importante réserve, nous admirons la manière avec laquelle M. Taine a développé sa thèse des propositions générales et, dans la question de leur origine subjective, il tient, avec raison, le milieu entre le système de Kant et celui de Stuart Mill. Le premier dit que l'origine des propositions générales est toute entière dans « notre structure mentale * » et Stuart Mill pense qu'elles ne viennent que d'une force externe et qu'elles ne sont, au fond, « que l'impression résumée des choses sur notre esprit 2. » La vérité est entre ces deux extrêmes : la structure mentale veut que nous acceptions une proposition dont la vérité nous est démontrée, et, d'autre part, rien ne vient à notre esprit que par l'intermédiaire des choses du dehors.

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