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C'est un douloureux spectacle que celui d'une âme élevée, d'un esprit net et pénétrant qui, dans la recherche des causes, va se heurter à la cause suprême et qui réprime ses élans pour n'avoir pas à s'incliner devant elle et à lui donner son vrai nom : Dieu. Telle est la réflexion que nous suggère la lecture des dernières pages du livre de M. Taine. Il constate que tout fait a sa raison explicative, que cette raison existe même quand nous ne la voyons pas^ et que, « sur ces indices, notre c< pensée s'emporte jusqu'à étendre cette « structure des choses au delà de notre monde c( et de notre histoire, à travers les deux abî- « mes du temps et de l'espace, par delà tous t( les lointains que l'imagination peut atteinte dre, par delà tous les confins que les nomce bres ou les quantités, vainement enflées et a entassées les unes sur les autres, peuvent « désigner à l'esprit pur ^. jd Oui, notre raison s'emporte à travers les deux abîmes du temps et de l'espace, par delà les lointains que l'imagination peut atteindre, et elle ne trouve son repos que lorsqu'elle a entrevu et proclamé la gloire de la cause première. « Nulle « analogie, dit encore M. Taine 3, ne nous