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On ne manque jamais de nous objecter nos mystères, mais M. Taine nous pardonnera de lui répondre par ses propres paroles : « II y a a, dit-in, des philosophes qui croiraient se « discréditer en avouant que leur science a « des obscurités et que leur vue a des bornes; « ils auraient honte de fléchir sous un doute « ou de rester court devant une objection, ils « goûtent l'admiration aussi vivement que les « coquettes; pour la garder entière, ils simu- « lent des explications, comme elles achètent « de fausses dents. » Nous n'achetons pas de fausses dents et, plutôt que de simuler des explications, nous avouons, comme tous les gens sincères, que notre science a des obscurités et que notre vue a des bornes. Si, comme le dit M. Taine à la même page, si cet aveu est, de la part des philosophes, une preuve de l'amour du vrai et de la sincérité, pourquoi serait-il chez le chrétien un signe de la faiblesse de son intelligence et de la fausseté de sa foi ?
Avec plus de raison que lorsqu'il s'agissait de M. Cousin, M. Taine reproche à Jouffroy les obscurités et les embarras de son style. « Comment voulez-vous qu'on aperçoive (c l'être vivant et ses actions sous cette cara-