‹ Les philosophes contemporains IChapitre 110 sur 244 · Paçpe2l · texte numérisé non relu

Paçpe2l

<c pace de barbarismes hérissés et soudés *. » Il cite un passage hérissé en effet d'expressions rébarbatives, et un peu plus loin (p. 289) il nous montre « un fagot tout germanique « de métaphores et d'abstractions .»

M. Jouffroy a été surtout moraliste et, dans la morale, le point qui l'attire davantage est le grand problème de la destinée humaine. Tout être a une fin, dit-il ; pour la connaître, il faut étudier sa nature, car la nature d'un être doit s'harmoniser avec sa fin. Or l'homme a des aspirations infinies qu'il ne peut assouvir ici- bas, par conséquent il doit y renoncer et se contenter de ce qui est à sa portée, la vertu.

M. Taine conteste le principe : tout être a une fin : « Cela signifie maintenant : en <c créant un être, Dieu a eu quelque but en « vue. Je n'en sais rien, ni vous non plus, « Nous ne sommes point ses confidents 2. » Nous ne sommes pas les confidents, de Dieu et cependant il n'est pas difficile de répondre : si Dieu existe, il est intelligent, car on ne peut pas le supposer autrement. Si Dieu est intelligent, il sait ce qu'il fait quand il agit, or savoir ce qu'on fait n'est pas autre

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