‹ Les philosophes contemporains IChapitre 111 sur 244 · Page · texte numérisé non relu

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chose que de proposer un but à son acte. Quand je prends ma plume, c'est parce jue.je veux écrire, quand je sors, c'est que je veux aller me promener; en un mot toute cause intelligente se propose un but. Donc sans commettre « une témérité de théologien », la raison nous suffit pour conclure [que Dieu a eu un but. Le principe tout être a une fin est donc parfaitement logique. Quel est la fin de l'homme ? Elle est insaisissable dans la vie présente, répond M. Joufifroy, car, d'un côté, nos aspirations sont infinies, les, jouissances' limitées, il faut se contenter de ce que nous pouvons atteindre et nous renfermer dans la pratique de la vertu. C'est assurément très bon, mais, dans l'état présent, la vertu suppose Tefifort, car elle est difficile, et l'effort, qui est une des conditions de la vertu, est un mouvement qui tend vers la fin, mais il n'est pas la fin elle-même. La solution de Joufifroy n*est donc pas satisfaisante. M. Taine en prend plus facilement son parti : « Il y a en nous, dit-il *, « un besoin infini de science, de sympathie « et de puissance ; la supériorité des forces « voisines, l'infinité de l'univers, l'imperfec- « tion de notre société nous condamnent à « des misères sans nombre, et à des conten- (( tements médiocres; nous avons la tendance,

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