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Jouffroy disant que le principe « tout être a une fin » a Tévidence, l'universalité et la nécessité d'une vérité première. En entendant, en eifet, ce principe dans le sens où le prend la thèse des causes finales, il a besoin de démonstration, et il n'a pas, par conséquent, les caractères d'un axiome : je rencontre une pierre sur ma route, a-t-elle une fin ? a-t-elle été créée pour quelque chose ? Je ne puis le savoir qu'en m'élevant à la notion d'un Dieu qui n'a rien créé en vain.
Après ces questions préliminaires, l'auteur divise son livre en deux parties : i^ la finalité est-elle une loi de la nature ? 2*^ quelle est la cause première de cette loi ?
Il établit d'abord le principe de causalité, dont il fait, avec raison, une loi invincible de l'esprit humaine Toutes les fois que nous sommes témoins d'un phénomène, nous sommes irrésistiblement poussés à conclure à l'existence d'une cause : c'est la cause efficiente ; quand la cause est fortuite et l'effet imprévu, on attribue le phénomène à ce qu'on appelle le hasard. Au détour d'une rue, je suis renversé par un cheval lancé au galop : c'est un effet du hasard. M. Janet ne nie nullement l'intervention de la Providence dans les événements qui, pour nous, sont un eflFet du ha-