‹ Les philosophes contemporains IChapitre 12 sur 244 · L. IV, ch. V · texte numérisé non relu

L. IV, ch. V

ot invoque l'auiorité de Leifenitz dynamisme, dont le génie a fait vains fantômes qui peuplaient la hysique pour les remplacer par tonades '. »

de l'illustre philosophe n'est pas , car elle n'est pas toujours d'ace-mlme. Par moment, en effet, in système en homme qui n'est lé de la découverte : « Je m'é- , que jusqu'à présent personne :'était un jeu ^. »

éfinit la monade : « une substance ntre dans les composés ^. » La donc une substance; mais, toui Leibnîtz, elle n'a ni partie, ni gure, ni divisibilité possible (^ 3); accorder que des qualités, sans serait pas même un être {§ 8).

[ qualité qui fait de la monade un e qui est difficile à accepter et à c la définition, la monade est une , en effet, elle est substance, les ù donnent pas un être qu'elle a l'est pas substance, sur quoi re- ■ alités ? Quand on presse Leibnitz

.thieu Pfaff,

en lui objectant que sa monade, atome de la nature et élément des choses, ne diffère pas beaucoup de cette substance immatérielle que nous appelons Tâme, il avoue sans hésiter que Tâme est une monade consciente et que la monade est une âme inconsciente : « Lorsque nous tombons en défaillance, dit-il, ou quand nous sommes accablés d'un profond sommeil sans aucun songe, Tâme ne diffère point sensiblement d'une simple monade, mais comme cet état n'est point durable et qu'elle s'en tire, elle est quelque chose de plus *. » L'âme d'un homme dont le sommeil n'est troublé d'aucun rêve ne diffère donc pas sensiblement de la monade qui entre dans la composition des corps, elle ne devient quelque chose de plus que lorsqu'elle reprend conscience d'elle-même.

Nous comprenons parfaitement que Leibnitz ait vu les difficultés que soulève une théorie si dure et qu'il soit revenu à la doctrine des formes substantielles^ sauf à les expliquer à sa manière 2. Nous acceptons sans réserves le jugement prononcé par Euler : « Ce serait bien dommage si cet ingénieux système des monades tombait en ruine. Il a fait trop de bruit et a coûté à ses partisans trop de sublimes

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