‹ Les philosophes contemporains IChapitre 123 sur 244 · Génie du Christianisme, livro V · texte numérisé non relu

Génie du Christianisme, livro V

masure aussi volontiers qu'à celle d'un palais, mais, ne l'oublions pas, M. de Chataubriand a parlé en poète. Le fond de la thèse est incontestable, il a été permis au poète de l'embellir^ et d'ailleurs :

Pictoribus atque poetis Quidlibet audendi semper cequa potestas i^

De tout ce qui précède, M. P. Janet croit pouvoir affirmer, au commencement du chapitre m, que l'existence de la cause finale se révèle par la combinaison complexe de phénomènes hétérogènes concordant avec la possibilité d'un acte futur, car cet accord est incompréhensible sans la préexistence idéale de l'acte futur, c'est-à-dire sans la prévision du but.

Il craint cependant d'accepter une conclusion prématurée, il ne croit pas encore avoir le droit de dire que la cause de la concordance soit, (( précisément l'effet futur lui- « même, sous forme d'anticipation idéale- ». Respectons ces scrupules et suivons la démonstration du philosophe.

Où trouverons-nous la preuve de cette proposition : l'accord des phénomènes avec un effet futur suppose un but, c'est-à-dire une

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