‹ Les philosophes contemporains IChapitre 131 sur 244 · Lamartine · texte numérisé non relu

Lamartine

finales, il y a répondu, et pourtant il n'est pas satisfait. Il veut les traiter plus à fond ; il leur consacre les deux derniers chapitres de la première partie de son ouvrage.

Il commence par l'objection de Bacon *. Elle peut se résumer ainsi : la préoccupation des savants, dans la recherche des causes finales, a presque chassé de la science Tétude des causes physiques, ce n'est cependant qu'en dirigeant leur attention vers les causes physiques, qu'ils feront avancer la science. Il faut donc, si Ton veut désormais faire progresser la science, ne s'occuper que des causes physiques.

. C'est, de cette objection de Bacon, que sont

partis les savants pour déclarer la guerre aux

causes finales. M. P. Janet répond : « Si, pour

(( s'être abstenu des causes finales, les savants

, « croient avoir réellement exclu et supprimé

« cette notion de Tesprit humain, ils déplacent

<( la question : d'une question de logique et

« de méthode, ils passent, sans s'en douter, à

« une question de métaphysique et de fond :

« ce sont là deux points de vue profondément

•(( différents. De ce que la première est réso-

*(( lue dans un sens, il ne s'ensuit nullement

« que la seconde le soit également dans le

« même sens. De ce que vous écartez les

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