Page
ensuite si une autre cause que la toute puissance satisfait aux exigences denaandées.
Nous ne partageons pas les hésitations de M. P. Janet devant ce qu'il appelle « la légi^ «'time et naturelle impatience des âmes « croyantes (ibid). » Nous ne pouvons pas non plus accepter cette proposition : « Dans <( ce;t ordre d'idées, il semble que la -démons- « tration affaiblisse plus qu'elle ne prouve, « jette plus de doute que de lumière, et nous (( apprenne à disputer plus qu'à décidera » Hé quoi ! la démonstration de l'existence de Dieu affaiblira la croyance instinctive et naturelle de Tâme? Elle n'est donc pas concluante, car, si elle est solide, au lieu d'affaiblir la croyance naturelle, elle la fortifiera. Les expressions dont se sert M. Janet sont allées évidemment plus loin que sa pensée, car il ne doute pas de la valeur des arguments en faveur de l'existence de Dieu.
Il n^a pas du reste une idée exacte du rôle de la démonstration dans les problèmes de théodicée ou de théologie : « La démonstra- « tion, dit-il ~, même fût-elle aussi affirmative « que possible, est déjà un manque de respect: « car elle met en question ce qu'on veut