‹ Les philosophes contemporains IChapitre 146 sur 244 · Page · texte numérisé non relu

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que le hasard ne produira jamais une œuvre ordonnée ^ » Il discute de nouveau la théorie épicurienne du mouvement des atomes^ et il la réfute en termes clairs et péremptoires : « Le fort de cet argument, dit-il 2, « consiste à supposer que la combinaison « actuelle fait partie de la série des combice naisons possibles des atomes. Elle est (c possible, dit-on. car elle est. Je dis que c'est (c poser ce qui est en question. La question, « en effet, est de savoir si le monde est possible (C sans une cause intelligente : ceux qui le « nient soutiennent que l'un des éléments ce de la combinaison est précisément l'intelli- « gence, de telle sorte que, si Ton supprime <c cet élément intellectuel, le monde cesse « d'être possible. N'est-ce pas comme si l'on « disait : ce tableau est possible car il est, « donc il n'y a pas eu de peintre, je le nie; car, « sans le peintre, le tableau n'est pas possible. « On confond ici la possibilité logique avec la « possibilité réelle. » Cette dernière remarque est d'une justesse parfaite. Une chose logiquement possible est celle qui n'implique pas contradiction ; il est évident que, dans ces termes, la combinaison actuelle des atomes

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