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■HBS CONTEMPORAINS,

a raison ; si l'expérience s e5tconiingente,pourquoi elle à sa nécessité? Quand ître ia nature, la raison ence etelle doit en accepter us peine de concevoir à déale qui ne ressemblera

Il est évident que si je me

idée contraire aux notions 'éricncc, j'en aurais une

la raison^ pour être dans : écouter les leçons de :elle-ci lui enseigne que la nte, la raison doit conclure s, c'est en effet ce qu'elle

faire quand elle raisonne

re implique l'impossibilité 1 admettant donc (ce qui

que le monde soit néces- 1 est, la question est de ssairement, c'est-à-dire s'il

exister.

; tout à l'heure une partie me ; si la partie n'est pas lair que le tout ne le sera isque le tout n'est que lies. Soit donc un homme Lii, il n'a pas été toujours

donc il n'est pas nécessaire, car ce qui est nécessaire ne peut pas ne pas exister. Le même raisonnement s'applique à Tespèce tout entière qui n'est que la somme des individualités. Il y a donc une partie du monde qui est contingente, comment dès lors le tout pourrait-il être nécessaire * ? La nature est donc contingente pour la raison comme pour l'expérience.

Pour que le monde fût absolu^ il faudrait qu'il ne pût pas être autrement qu'il n'est en réalité, or quelle contradiction logique y a-t-il à supposer la terre, par exemple, plus grande ou plus petite? Si l'on objecte que les lois actuelles de la gravitation condamnent cette hypothèse, il est facile de répondre que ces lois seraient autres, et on peut le supposer sans contradiction, ce qui prouve que ni la terre, ni les lois qui la régissent, ne sont absolues au sens métaphysique du mot.

Le panthéisme n'est pas plus heureux quand il affirme que toutes les substances particulières rentrent, pour y être absorbées, dans la substance unique qui n'est autre que la substance divine : « J'entre dans la vie divine, dit M. Vacherot, par la conscience que

1. Voir lo Cardinal Zigliara : Summa philosophie j, 2- vol., p. 9.

j'acquiers de mon identité avec l'Etre universel \ »

D'abord, je n'ai nullement conscience de cette identité. La conscience me dit, au contraire, et cela à n'en pas douter, que je suis moi et non un autre, car la conviction de l'identité personnelle est indestructible.

La raison rend témoignage à la voix de la conscience en m'enseignant que mon moi relatif, fini, imparfait et contingent ne peut être identique à une substance absolue, infinie, souverainement parfaite et nécessaire. Il y a donc au moins deux substances, puisque leurs attributs sont inconciliables; mais n'y en at-il que deux, Tune finie, l'autre infinie?

La multiplicité numérique des substances finies est une vérité qui s'impose, car pour soutenir la thèse opposée, c'est-à-dire l'identité numérique de toutes les substances finies, il faudrait affirmer que Platon, par exemple, est le même homme que César, « ce qui est tout à fait absurbe, » dit avec raison saint Thomas d'Aquin 2.

M. Vacherot repousse les conclusions du panthéisme, parce que, dit-il % si la spéculation et la métaphysique militent en sa

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