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faveur, il est condamné par Texpérience et la psychologie. Nous n'admettons pas cet antagonisme, arbitrairement signalé par M. Vacherot, et nous croyons avoir prouvé que la métaphysique s'unit à l'expérience pour prononcer la condamnation du panthéisme.
e se propose l'auteur de la ~Méta~ 'a Science est, on s'en souvient, de asile où pourront se réfugier les :s plus vitales et les plus indes- : l'esprit humain. Il est allé frapurs portes (c'est à ce travail qu'il premier volume de son ouvrage), :ontré que des édifices à demi ruis murs ébranlés ne résistent pas cousse de la critique. Que faire î incer à bâtir plus solidement que rs, ou doit-on espérer d'être plus . Vacherot n'est pas de ceux qui et, après avoir déblayé le terrain, r les fondements de la nouvelle le qu'il veut asseoir sur la psycho-
n est excellente. Pour édifier ysique vraie, il est nécessaire de re l'âme et ses facultés et, parmi il en est une, l'intelligence, qui
doit surtout attirer l'attention du métaphysicien. Ici les questions se pressent, toutes graves et importantes. L'intelligence est-elle une faculté une ou multiple? Les mots intelligence, raison, entendement désignent-ils des facultés distinctes ou simplement diverses opérations d'une seule et unique faculté? Quel est son objet? Comment procède-t-elle dans la recherche et l'acquisition de la science? A quelles sources puise-t-elle ses connaissances? Quelle est, dans les opérations intellectuelles, la part qui revient à l'élément sensible ? Tels sont les principaux problèmes qui se placent devant quiconque veut faire reposer la métaphysique sur la psychologie;
Sur toutes ces questions, la pensée de M. Vacherot est-elle bien nette, bien précise, son analyse est-elle d'une rigoureuse exactitude? Nous ne le croyons pas.
D'abord les mots raison, entendement, intelligence désignent-ils des facultés distinctes ou diverses opérations d'une seule et même faculté? D'après M. Vacherot, l'intelligence donne leur forme aux matériaux fournis par la sensation, l'entendement produit la notion ou l'idée, et l'objet de la raison est le jugement. Il pense que ces opérations sont irréductibles et qu'il faut, par conséquent, les rapporter à des facultés distinctes.
e l'on pose la question quand il s'agit iteltigence et de la raison, passe encore; faire de l'entendement et de l'intelligence facultés, alors que l'on reconnaît que Iligence donne leur forme aux éléments is par la sensation et que l'entendement lit l'idée, c'est pousser par trop loin la plicité des puissances de l'âme.Qu'est-ce, fet, que produire l'idée, si ce n'est don- :ur forme aux éléments sensibles?
Dutons M. Vacherot :
Ju'est-ce que la raison? Une bonne défiion me semble d'autant plus urgente, on s'accorde moins sur la fonction pro- : de cette faculté. Tantôt, on étend le is de ce mot jusqu'à faire de la raison la ulté générale et collective de connaître, qui est supprimer la raison comme faté originale. Tantôt, on restreint, au itraire, le sens du mot au point de bor- ■ cette faculté à la conception d'un petit Tibre de vérités dites métaph/siques, telles ; l'infini, le parfait, l'absolu, le nécesre, l'universel, l'être en soi ou la subnce. Tantôt, enfin, en se rapprochant l'antage de l'étymologie ratio, Xofoç, on t dans la raison la simple faculté de peroir les rapports des choses et l'ordre qui
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ce en dérive. Cette dernière définition a Tavan-
« tage d'être conforme au sens commun et à
a la langue; mais elle a pour nous le défaut
« grave de nous laisser dans une complète
« ignorance sur les actes et les objets de cette
« faculté qu'invoque sans cesse la métaphy-
c( sique dans le cours de ses spéculations. Si
« le mot raison est universellement employé
« pour désigner la faculté qui joint les rapports
c( des choses et des idées, la faculté de juger
« et de raisonner, la philosophie serait mal
a venue de protester contre cette signification.
« Mais tout en respectant la langue et le sens
« commun, elle a le droit de rechercher si la
« fonction spéciale que les métaphysiciens
« attribuent à la raison est réelle, et si Tordre
« d'idées qu'ik y rapportent est autre qu'un
« jeu de scolastique ou une œuvre d'imagi-
« nation. Laissons donc la langue définir la
« raison, la faculté de juger, de raisonner,
« d'affirmer des rapports, et voyons s'il n'y
« a pas dans l'intelligence une faculté qui ait
« sa fonction et son objet propre, correspon-
« dantaux spéculations métaphysiques. Entre
« nous, il s'agit de choses et non de mots;
« qu'importent les mots, pourvu que les faits
« et les actes de l'intelligence soient mis en
« relief!.... Remarquez bien que je ne conteste
« nullement la valeur de la définition banale.
et la langue, je suis porté sque toujoursd'excellentes les mots comme ils le font.
: le jugement proprement : l'esprit qui diffère réelleion; que, par conséquent, orter ces deux actes à deux ! de l'intelligence '. Mais, i entendement et raison rénent à cette distinction, il ns vrai qu'elle n'exprime ice essentielle entre deux irit. Le jugement, de même [nent, n'est que le simple pération qu'on nomme la ; n'est point une fonction ait son objet propre. Il se lier, à réunir les éléments ensibilité transformée par 1 ne leur fait pas subir une rmation. Surtout il n'en ractère, il ne leur donne supérieure, cette portée le les métaphysiciens ont ans l'ordre des idées qu'ils son . Les jugements formés igenteset particulières reset particuliers. Quand ils l3 soulignés dans lo teste.
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(c deviennent nécessaires et universels, cela « tient à la nature abstraite des notions qui « servent de termes au rapport. Si donc il « existe des jugements absolument irréduca tibles aux perceptions de l'expérience et « aux notions de l'entendement, et propres à « une faculté nouvelle et originale, comme le « seraient les jugements métaphysiques, au « dire de nos écoles rationalistes, ce ne peut « être comme jugement qu'ils possèdent cette « vertu et relèvent de cette origine. Cest parce « qu'ils ont pour éléments des notions ou « des conceptions sui generis^ et par consé- « quent irréductibles. Or, ceci est un point « de fait sur lequel l'analyse seule peut nous « édifier. Demandons-lui donc si ces jugece ments existent, et si, par suite, il y a lieu « de reconnaître, sous le nom de raison ou (( sous tout autre, une faculté spéciale à lace quelle il faille les rapporter '. »
À la suite de Kant, M. Vacherot s'engage dans une longue discussion sur les jugements analytiques et synthétiques, et il conclut en disant qtie « l'analyse moderne prouve invinciblement que la raison, de même que l'entendement, est une faculté originale de l'esprit