‹ Les philosophes contemporains IChapitre 150 sur 244 · In epistola ad Romanos, c. I, lect. vi · texte numérisé non relu

In epistola ad Romanos, c. I, lect. vi

donc qu'à user des lumières naturelles de la raison pour arriver à la connaissance du vrai Dieu. De fait, ils l'ont connu, mais ils n'ont pas voulu Tadorer, c'est ce qui les rend inexcusables, dit saint Paul.

Le polythéisme n'est donc, ni en soi ni relativement, une hypothèse légitime.

Il en est de même du manichéisme. « Il « reste, dit M. Janet*, une certaine latitude « permise à l'hypothèse de quelque chose de « mauvais ou d'impuissant dans le principe <c premier, si toutefois on se place au point de « la seule expérience. » Ce qui revient à dire que le manichéisme est une doctrine soutenable en elle-même et qu'elle ne diminue d'importance qu'en raison inverse des découvertes expérimentales. Nous croyons, qu'au point de vue d'une philosophie saine, ces propositions 3ont absolument fausses. Pour expliquer la présence du mal moral ou physique, est-on obligé d'admettre quelque chose de mauvais ou d'impuissant dans le principe premier? D'abord, les termes sont contradictoires. Qui dit principe premier, dit puissance et perfection. Si, en effet, il est premier, il ne tient son être de personne, il est à lui-même son principe, sans cela il ne serait pas premier. S'il tient son être de lui-même,- il est donc

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