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l'ouvrage a accumulé les preuves los plus fortes autour de cette majeure : l'ordre suppose Vinr telligence, et on en fait maintenant l'objet d'une contestation nouvelle ? Si M. Janet la maintenait au-dessus de toute discussion et se contentait de répondre à d'autres objections, très bien; mais n'a-t-il pas l'air de l'abandonner et de se contenter du principe spécifique approprié? Après tant d'efforts, ce serait un assez maigre résultat. La majeure de Bossuet ne prête pas d'ailleurs à de si longues discussions. Pour en montrer toute force, il suffit de compléter le syllogisme :
L'ordre suppose une cause intelligente; Or il y a de Tordre dans le monde; Donc, l'ordre du monde suppose une cause intelligente.
La majeure est évidente. L'ordre, en effet, exige un but prévu et des moyens proportionnés, il porte donc en lui les traces visiblés d'une cause intelligente; c'est ce qui a été abondamment prouvé dans la première partie.
La mineure n'est pas moins claire, par conséquent la conclusion est parfaitement légitime. Pour couper court à toute discussion ultérieure, on n'a qu'à s'emparer du principe de cause intelligente et à en déduire les
conséquences qui en découlent logiquement. Mais M. P. Janet a vu, au delà du Rhin, les ombres menaçantes de Kant, de Schelling et de Hegel, il veut se mesurer avec elles; il en a parfaitement le droit, mais il ne devait pas, d'après nous, du moins, laisser sa thèse en suspens, car elle est déjà solidement établie. Assistons à ses nouveaux combats.
Il réfute la finalité subjective et immanente de Kant, et la finalité inconsciente de Schelling, Hegel et de tous les panthéistes allemands.
I® Finalité subjective. — Kant applique au problème des causes finales le principe fondamental de sa philosophie : la subjectivité des concepts. Le voici en substance. La finalité at-elle quelque part un objet existant a parte rei ou n'est-elle qu'une loi de l'intelligence ? Kant adopte cette dernière hypothèse. « On (c ne peut pas, dit-il*, attribuer à la nature <( elle-même quelque chose de semblable à (( un rapport de finalité, mais seulement se « servir de ce concept pour réfléchir sur la « nature. — Ce concept transcendental d'une « finalité de la nature n'est ni un concept de « la nature, ni un concept de la liberté, car « il n'attribue rien à l'objet; il ne fait que re- « présenter la seule manière dont nous devons