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(c procéder dans notre réflexion sur les objets w de la nature pour arriver à une expérience (c parfaitement liée. C'est donc un principe (c subjectif du jugenient. »
Nous ne demanderons pas à Kant ce qu*il entend par un concept de la liberté; nous nous imaginions jusqu'à présent que la raison seule formait des concepts; il se peut que Kant ait changé tout cela, mais nous le remercions d'avoir, une fois par hasard, exprimé clairement sa pensée. C'est chez lui un cas assez rare pour qu'on lui en tienne compte. Reste à savoir si cette pensée est juste : ici la question change de face. D'après Kant, le concept de finalité est donc purement subjectif, il ne pose rien dans l'objet, il est seulement la représentation de la manière dont nous devons procéder dans notre réflexion sur les choses de la nature. Le concept est donc une loi à laquelle l'esprit doit se soumettre quand il veut réfléchir sur la nature, mais il ne suppose rien en dehors du sujet. En d'autres termes, il est concept inné. Nous croyons, au contraire, que ce concept est acquis comme tous les autres, sort qu'on le considère sous le rapport de cause, soit qu'on l'envisage au point de vue de la finalité. Comment, en effet, se forme le concept de cause? par l'expérience et l'abstraction. Je
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sîiis que le feu fond la cire, que l'eau désaltère, qu'une lampe éclaire, qu'en un mot, partout et toujours, les phénomènes sont précédés par l'action d'un agent. Je donne aux phénomènes le nom d'effets, à l'agent le nom de cause et je dis : tout phénomène suppose une cause. Cette proposition ne devient une loi de mon esprit que lorsqu'elle a surgi de l'expérience et qu'elle a été généralisée par l'abstraction. Le raisonnement que je fais à propos de la cire qui fond, je l'applique à son tour au feu lui-même, et je me demande : puisque le feu fait fondre la cire, qui a fait le feu? S'est-il fait tout seul? Non, il a été fait par un autre. Cet autre, pourquoi a-t-il fait le feu? Entre autres motifs, il a dû faite du feu pour fondre la cire, puisque, de fait, la cire fond sous l'action du feu. Mais peut-être que la liquéfaction de la cire est un acte isolé et un produit du hasard? Non, car la cire fond toujours quand elle est mise à portée du feu. Si c'était un effet du hasard, la cire fondrait quelquefois peut-être , mais pas toujours. Celui qui a fait le feu lui a donc donné la propriété de produire cet effet, il a voulu, par conséquent, que l'apparition du phénomène suivît toujours l'action de l'agent. En d'autres termes, l'auteur du feu a eu un but. Je généralise ces données et je dis : les opéra-
tions des causes secondes supposent, dans la cause première, un but déterminé.
Le principe de finalité n'est donc pas un concept subjectif, ne posant rien dans l'objet; il a pour point de départ la causalité des causes secondes, pour milieu l'intervention nécessaire de la cause première et, pour couronnement, les fins voulues par la cause suprême, il a l'expérience à sa base et l'abstraction à son sommet.
Notre argumentation suppose des propositions prouvées ailleurs; par exemple la nécessité de l'intervention de la cause première, mais on ne peut pas tout prouver à la fois, nous n'avons voulu démontrer ici qu'une chose : le principe de finalité n'est pas subjectif.
Dans le cours de sa discussion avec Kant, M. Paul Janet exprime une pensée que nous ne saisissons pas très bien. La finalité « n'est a pas, dit-il *, un principe inhérent à l'esprit « humain et s'appliquant d'une manière né- (c cessaire et universelle comme le principe a de causalité lui-même. C'est une induction (c résultant de l'analogie. Il n'a pas non plus a la certitude que peut donner l'expérience et <c le calcul; c'est une hypothèse, une doctrine, « une opinion. Ce n'est ni un théorème, ni un