‹ Les philosophes contemporains IChapitre 158 sur 244 · Page · texte numérisé non relu

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« autres. Dans la nature tout est réuni dans <c lemême principe. Lafinseréalise elle-même. <c La cause atteint sa fin en se développant. c( L'image de ce développement est dans la « graine qui contient tout Têtre qu'elle doit (c réaliser,.. La finalité interne devient donc <( finalité immanente. »

Le premier point pèche par l'exclusion des causes efficientes. La seule véritable cause, dit-on, est la cause finale parce que seule elle a en elle-même la raison de ses déterminations. C'est comme si Ton disait : il n'y a de cause finale que la cause finale. Il est faux, en outre, de dire que le domaine des causes efficientes soit celui de la nécessité brute, car les actes libres de l'homme sont aussi causes efficientes. Le second point attaque, comme la doctrine de Kant, la comparaison entre les œuvres de la nature et celles de l'industrie de l'homme, et on voudrait conclure que les premières ne supposent pas une représentation anticipée du but parce qu'elles sont le théâtre d'une activité rationnelle, inconsciente et irréfléchie. Mais si l'activité des oeuvres de la nature est rationnelle, elle a donc pour principe une raison, une intelligence, seulement cette raison est en dehors du sujet, et voilà pourquoi le sujet agit d'une manière inconsciente et irréfléchie.

La troisième considération de Hegel n'est qu'un développement de la précédente, et Kant nous Ta déjà présentée. La finalité des œuvres de la nature est bien différente, diton, de la finalité des œuvres de l'industrie, parce que dans celles-ci la cause, le moyen et la fin sont séparés les uns des autres, tandis qu'ils sont unis dans celles-là. Oh ! nous savons très bien qu'il y a une grande dififérence entre un cheval et une pendule. Le cheval court tout seul dans la prairie, tandis que la pendule n'ira pas toute seule de France en Allemagne. Mais nous avons fait remarquer que la comparaison n'en subsiste pas moins pour ce que nous avons à lui demander.

On conclut en disant : la finalité interne devient donc immanente. Ici M. Janet fait judicieusement observer qu'il accepte la conclusion à condition que le second terme aura le même sens que le premier, et que le mot immanent sera synonyme d'interne *. Car si on conclut, de la cause interne particuhère, à rimmanence de la cause générale, on dépasse évidemment la portée des prémisses.

La seconde objection de Hegel et de ses disciples peut se résumer ainsi % Dans la

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