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doctrine de la transcendance (c'est-à-dire d'une cause finale supérieure au monde et séparée de lui) « les choses forment une série « indéfinie de moyens et de fins dont on ne « voit pas le terme, » tandis que la vraie cause finale doit partir d'elle-même, être unie à elle-même. Par une suite de processus successifs, Vidée devient d'abord le mécanisme^ puis le chimismey puis Vorgamsme, la C07tscience ensuite et enfin Y absolu. Arrivée là elle s'arrête ; le cercle est fermé, et Vidée a repris possession d'elle-même. La thèse de l'immanence a donc sur la thèse de la transcendance le grand avantage de tracer le tableau complet des diverses manifestations de Tidée et d'en clore la série.
Nous nous écarterions évidemment beaucoup trop de la question des causes finales, si nous demandions à Hegel de vouloir bien nous expliquer les merveilleuses métamorphoses de Vidée. Nous voulons lui démontrer seulement que, dans la doctrine de la transcendance, le cercle se ferme au moins aussi bien que dans l'hypothèse de l'immanence.
Tout vient de la cause finale et tout v retourne, non par voie d'identité de substance, mais par voie de tendance. C'est-à-dire que tous les cires, partis de la cause qui a été leur principe, ont reçu d'elle une impulsion qu
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les dirige vers ce même principe envisagé comme terme de leur course. Voici dans quelles conditions s'opère ce mystérieux voyage. Chaque être a une fin secondaire et une fin principale. La fin secondaire est le centre vers lequel il gravite, dans une sphère particulière dont un poète a pu dire :
Toute aile vers son centre incessamment retombe i.
L*eau coule entre les deux rivés d'un fleuve, elle arrose les champs et elle désaltère; le tigre bondit sur sa proie, l'hirondelle nous quitte avec les frimas et elle nous revient au printemps ; ce sont là des fins particulières. Elles sont comme englobées dans la fin générale qui pousse la création vers une fin ultérieure. Quelle est cette fin et en quoi consistet-elle? Pour les créatures privées de raison, Ja fin suprême consiste dans l'imitation lointaine de la perfection de leur premier principe. Elles existent, elles vivent, elles sont ordonnées les unes aux autres de telle sorte que, de ces harmonies partielles, résultent l'harmonie universelle et l'ordre général, c'est ainsi qu'elles atteignent leur fin, autant que leur permettent les lacunes de leur nature 2.