‹ Les philosophes contemporains IChapitre 160 sur 244 · Somme théologique, 1», 2% question 1'% article · texte numérisé non relu

Somme théologique, 1», 2% question 1'% article

Pour les êtres doués d'intelligence, la fin est matériellement la même, mais avec cette différence profonde, qu'ils la voient, qu'ils l'aiment, qu'ils sont appelés à en jouir et à entrer en pleine possession de cette fin, but suprême de leur destinée. C'est ainsi que, dans la doctrine de la transcendance, le cercle se ferme bien mieux que dans l'hypothèse de rimmanence.

M, P. Janet n'accepte pas ces données, sur la fin suprême de la nature. En répudiant la doctrine énoncée plus haut, il affaiblit beaucoup sa réponse à l'objection de Hegel :

(c J'avoue, dit-in, que dans la concep- « tion d'un monde distinct de Dieu, chaque (c être, étant toujours imparfait, ne peut « être considéré comme une fin absolue : « l'homme lui-même n'est pas la fin absolue a de la nature. En supposant, au-dessus de « l'homme, d'autres créatures supérieures à « lui, nous ne concevons pas davantage « qu'aucune d'elle puisse être une fin absolue. « Le monde est donc une ligne indéfinie dont te on ne voit pas le terme ; si, dans la doc- <( trine de la transcendance le monde est une « ligne dont on ne voit pas le terme, l'hypo- « thèse de l'immanence lui est donc supé-

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