‹ Les philosophes contemporains IChapitre 166 sur 244 · Page · texte numérisé non relu

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subjective dans l'unité de l'idée, il n'y a donc pour lui, au sommet des choses, qu'un touty ridée. Peut-on, en face de ce panthéisme brutal, rappeler, comme le fait M. Janet, le passage suivant de Fénelon?

« — Il est donc manifeste que Dieu secon- « naît lui-même et qu'il se connaît parfaitece ment, c'est-à-dire qu'en se voyant, il égale, « par son intelligence, son intelligibilité; en (c un mot, il se comprend. »

L'auteur du livre : les Causes finales ^ retranche, du système de Hegel, le panthéisme qui transpire à chaque page et il dit : « Que « la conception hégélienne, bien comprise, ne a se distingue pas essentiellement de celle ^ « qu'il propose. » Comprendre ainsi la doctrine de Hegel, c'est lui donner une interprétation contraire au fond même du système qui est l'identité de l'idée et de l'objet.

L'influence de Hegel sur M. P. Janet est surtout sensible quand il s'agit de franchir le pas difficile de « la transformation complète « de ridée pure en activité créatrice 2. » Il va falloir prouver deux choses : i^ que l'idée n'est pas une conception vide; 2^ qu'elle est créatrice.

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