Somme théologique j !• p., q. 85, a
il faut considérer deux choses ; premièrement, qu'elle a son poim de départ dans la ime la sensation ne perçoit r, tandis que l'intelligence el , il est nécessaire que, onnaissance du particulier 'universel. Il faut savoir, en l'intelligence procède de la c'est-à-dire que l'idée, terme ectuelle, se forme peu à peu, t bien obligé d'avouer qu'on premier coup, à la science ce qui procède de la puisse par l'acte incomplet avant :te complet, c'est-à-dire que parfaite avant de ne laisser science imparfaite est obst par conséquent plus géné- ; claire et précise. Quand je jet, je vois d'abord qu'il est ; :e est la première de toutes ague et la plus confuse ; je ns ses détails et j'en acquiers nette, par conséquent, plus :onnaissance vague et géné- ; milieu entre la puissance d'où il suit nécessairement :Ède celui-ci. Or quelle est :e primordiale qui précède
toutes les notions ultérieures î C'est l'idée d'être. Avant toute recherche, avant toute connaissance précise, nous voyons que V objet est : ridée d'être est donc la première de toutes, elle est la forme sous laquelle nous apparaît la multiplicité presque infinie des objets de la connaissance.
Nous disions tout à Theure que, dans la perception sensible, le particulier se présente à nous avant l'universel. Mais il faut bien entendre le principe de saint Thomas.
D'abord, comme nous recherchons l'acte premier de la connaissance intellectuelle, nous n'aurions pas à nous préoccuper de ce fait psychologique, mais la thèse du saint Docteur est parfaitement une. Il veut dire que notre connaissance, partant de la sensation, est particulière d'abord et générale ensuite, la sensation ne pouvant nous donner qu'une connaissance particulière, il s'agit donc de la genèse de la connaissance et non de son acte. Mais dans l'acte de la connaissance, même sensible,, l'universel précède le particulier. Tout le monde l'a expérimenté. On voit un objet d'une manière confuse d'abord, la vue nette et particulière ne vient qu'après '.
1. Ens est primum quod cadit in apprehensione simpliciter. Somme théoL 1% 2% q. 94, a. 2.
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Kant est bien obligé de faire la part de l'élément sensible dans le phénomène de la connaissance, mais, à mesure qu'il avance ïue, il le diminue graduellement, ir le supprimer, de sorte, qu'en lyse, la théorie kantienne, avec î purs à priori, n'est qu'une thèse des idées innées.
inalyse de l'entendement^IVl.Vale se rapprocher de l'hypothèse inées, que, cependant, il traite uelque part'. 11 est difficile, en as voir cette théorie célèbre dans ons à priori des types de toutes linent écrivain ne croit pas que suffise pour former le concept pense que l'esprit le conçoit à esprit, dit-il, n'abstrait pas les gures géométriques, il les conçoit quand je dis à priori ^ je ne préqu'il les tire absolument de son ids, qu'il les crée indépendam- 3Ute perception empirique. Perconteste, pas même l'idéalisme 1, qu'il ne les conçoit qu'à propos es que lui révèle l'expérience.
est-il que l'esprit conçoit à priori ■ géométriques, c'est-à-dire que,
a sans comparaison et sans induction, il « aperçoit immédiatement, sur le premier « exemple venu, le type, l'idée qui lui sert « tout à la fois de principe, de définition et « de mesure de perfection \ »
Les deux théories contraires sur l'origine des connaissances abstraites se trouvent à la fois dans ces quelques lignes. D'une part, l'esprit les conçoit à priori sans comparaison et sans induction, et d'autre part, cependant, il ne les conçoit qu'à propos des réalités que lui révèle l'expérience. Laquelle des deux solutions faut-il choisir ? On. ne peut pas les concilier, car elle se contredisent. Si, en effet, l'esprit conçoit les connaissances abstraites à propos des réalités extérieures, c'est donc, de ces réalités, qu'il abstrait l'idée ; s'il en est ainsi, il ne les conçoit pas à priori ssins comparaison et sans induction. Si, au contraire, il les conçoit à priori, à quoi bon les réalités extérieures qui ne peuvent lui servir, ni pour la comparaison, ni pour l'induction ? M. Vacherot partage évidemment l'avis de Platon tout en repoussant ses exagérations. On sait que, d'après Platon, l'intelligence acquiert la science par son union avec les idées. Les idées ont une existence indépendante et séparée, et elles communiquent la science à l'esprit