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humain. Platon était obligé de faire intervenir
les idées, parce qu'il niait à l'intelligence le
puiser la science dans les choses
ion, combattue par saint Thomas tose sur une étude, un peu superêtre de !a nature humaine et des ;nsée. Les explications les plus t toiijours les plus vraies, et si, Liiser la science dans je ne sais les séparées , nous en voyons is les forces que le créateur a intelligence, il sera inutile d'en ource si loin, alors qu'elle est si !S. Or l'esprit humain, laissé à orces, ne peut-il pas former le rait d'arbre, de pierre, de livre, juste, etc. î... Il le peutévidemus l'avons prouvé, lorsque, tout )us avons décrit le procédé de ; formant le concept abstrait de recédé est toujours le même, quel oncept dont il s'agisse ; « On ne is avisé, dit M. Vacherot, de faire du bien une simple abstraction té ', B Pourquoi pas ? Pourquoi LS, avec l'aide d'une réalité bonne, oncept abstrait du bien absolu,
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comme je tire, de cette réalité, qui s'appelle un fleuve, le concept de fleuve en général ? Sans doute le bien absolu n'est pas contenu dans le bien particulier, mais si je ne puis pas l'en extraire^ je puis en abstraire l'idée ? Il suffit pour cela de dépouiller la réalité bonne de ses conditions individuelles, de n'y considérer que le bien, et d'en reculer les limites. L'intelligence, avec sa faculté d'abstraire, n'est-elle pas capable d'opérer cette transformation et est-il nécessaire d'aller demander aux idées des notions dont l'origine s'explique si simplement ?
« C'est Platon, s'écrie M. Vacherot, c'est « Platon et l'idéalisme qui ont raison sous la a forme un peu chimérique de leurs théories, a et c'est le prétendu bon sens des empiriques <( qui a tort. Entre la perception et la notion, (c entre l'expérience pure et l'entendement, « il y a un abîme que tout l'art des transforme mations ne comblera jamais, Locke, Con- « dillac et bien d'autres y ont échoué K » Oui, Locke et Condillac y ont échoué : le premier, parce qu'il n'a pas tenu la balance exacte entre la perception et la notion, et le second, parce qu'il a dépassé toute mesure, en faisant de la notion une perception transformée et en osant soutenir que la faculté elle-