‹ Les philosophes contemporains IChapitre 190 sur 244 · Ibid.y page · texte numérisé non relu

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rhétorique, mais le sujet est trop grave pour que Ton puisse s'en contenter, et Ton ne doit pas traiter Dieu comme s'il s'agissait d'une simple abbesse de Jouarre.

Que deviennent les préceptes de la morale avec cette notion d'un Dieu de fantaisie que l'homme fait à son image et à sa ressemblance î « Si la diversité des conceptions théoce logiques, dit très bien M. Caro,est au fond « de tous les arguments de la philosophie « critique contre les formules religieuses, la « logique appliquera le même argument aux « idées morales marquées, sans contredit, a dans leurs applications historiques, du « même sceau de l'humaine fragilité. S'il est « vrai qu'il n'y ait que du reJatif dans la pence sée de l'homme, pourquoi y aurait-il de ce l'absolu dans son action ^ ? » Le devoir, la vertu, le dévouement, l'héroïsme ne seront, comme Dieu, que la catégorie de l'idéal, et il dépendra de moi de les interpréter à ma guise,car c'est moi qui les fais comme j'ai fait Dieu.

Le devoir et la vertu n'ont da^ valeur morale que dans la thèse d'un Dieu suprême in-

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