‹ Les philosophes contemporains IChapitre 191 sur 244 · vidée de Dieuy page · texte numérisé non relu

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timant des ordres dont les échos se répercutent dans la conscience humaine, mais si Dieu est « la catégorie de Tidéal », les prescriptions morales ne sont plus « qu'une affaire de goût, « une sensibilité d'artiste, une nuance esthé- « tique* ». Le vice sera une faute de goût comparable à celle d'un homme qui préférerait M. Renan à Bossuet, le crime prendra les modestes proportions d'un solécisme, tandis que la vertu sera le signe d'un esprit délicat qui s'émeut en regardant un Raphaël ; mais, comme les goûts sont libres, l'honneur de la vertu et la honte du vice seront un sujet de discussions académiques et rien de plus. Affaire de goût, différentes manières de comprendre « la caté- « go rie de l'idéal », voilà toute la morale. L'estime qui jusqu'à présenta entouré comme d'une auréole le front de Thomme vertueux et la juste réprobation qui flétrit le crime, sont autant de bons vieux mots un peu lourds que la critique interprète dans un sens de plus en plus r affiné "^^

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